Covid : Macron juge qu’une relance européenne plus vigoureuse sera nécessaire
Le président français Emmanuel Macron a estimé jeudi que l’Europe devra « améliorer » et « compléter » sa réponse économique et budgétaire à la crise du Covid-19 afin que la relance soit « plus vigoureuse » et ne diverge pas trop de celle des États-Unis.
Le président français Emmanuel Macron a estimé jeudi que l’Europe devra « améliorer » et « compléter » sa réponse économique et budgétaire à la crise du Covid-19 afin que la relance soit « plus vigoureuse » et ne diverge pas trop de celle des États-Unis.
« C’est un des enseignements de la crise pour l’Europe comme pour la France : il nous faut simplifier drastiquement nos réponses. Nous sommes trop lents, nous sommes trop complexes, nous sommes trop engoncés dans nos propres bureaucraties », a ajouté le chef d’État devant la presse à l’issue du sommet européen qui s’est tenu en visioconférence.
Résumant les discussions entre les 26 autres dirigeants de l’UE, Emmanuel Macron a souligné que la sortie de la crise passait « par un maintien des mesures de soutien budgétaire aussi longtemps que durera la crise sanitaire et la mise en oeuvre rapide du plan de relance européen » de 750 milliards d’euros qui avait été adopté en juillet.
Avec cet engagement « extrêmement fort », l’UE « a apporté une réponse à la hauteur » à la suite de la première vague de l’épidémie du printemps 2020. Mais, suite aux 2e et 3e vague (…), il nous faudra sans doute compléter cette réponse », a-t-il ajouté.
« La force de la réponse américaine et du plan annoncé il y a quelques jours par le président Biden et son Congrès nous placent face à une responsabilité historique », a estimé le chef de l’État, en faisant allusion à la décision d’injecter 1 900 milliards de dollars dans l’économie américaine.
Sur la base des projections, « on voit bien que les États-Unis vont retrouver à peu près mi-2021 le niveau absolu qui était le leur avant la crise et surtout vont très rapidement retrouver la trajectoire qui était la leur », a-t-il souligné. Alors que l’UE ne retrouvera ce niveau « qu’au printemps-été 2022 », soit « un décalage de trajectoire qui est préoccupant parce que c’est une perte de croissance potentielle », selon lui.
« Cela suppose une réponse sans doute plus vigoureuse et je pense que c’est cette discussion qu’il nous faut avoir entre Européens », a-t-il conclu, en appelant à « investir encore plus vite et plus fort sur nos priorités sectorielles ».
Le chef de l’État veut ainsi « lancer le débat » et « planter une graine » sur ce sujet qu’il n’a pas encore abordé avec ses homologues, selon une source diplomatique française.