Débarquement de chefs d'Etat à Paris au chevet de l'emploi des jeunes

Le sommet sur l'emploi des jeunes réunit mardi 12 novembre 24 chefs d'Etat à l'Elysée. Plus une palanquée de dirigeants européens.

EURACTIV.fr
This article is part of our special report "Emploi et croissance"
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Le sommet sur l'emploi des jeunes réunit mardi 12 novembre 24 chefs d'Etat à l'Elysée. Plus une palanquée de dirigeants européens.

Il y a visiblement urgence. 24 chefs d’État ou de gouvernement se retrouvent mardi 12 novembre à l’Elysée, accompagnés de leurs ministres de l’emploi, mais aussi du gratin bruxellois. Le président de la Commission ainsi que le président du Conseil de l’Union européenne et le président du Parlement européen, Martin Schulz, seront également présents.

Le Royaume-Uni sèche, Malte, Tchéquie et Luxembourg excusés

Le Royaume-Uni a décliné l’invitation, comme souvent lorsqu’il s’agit de questions sociales ; les premiers ministres du Luxembourg et de Tchéquie ne viennent pas pour cause d’élection, et le président maltais doit assister à un vote crucial de son Parlement. En dehors de quoi tous les chefs d’État ont répondu à l’appel : une mobilisation exceptionnelle et sans précédent sur un tel sujet. Lors du dernier sommet sur l’emploi, à Berlin en juillet dernier, Angela Merkel qui participera au sommet avait accueilli 18 chefs d’État et de gouvernement.

L’objectif est de mettre la touche finale au plan d’action sur l’emploi des jeunes décidé en 2012, qui porte sur la période 2013-2015.

La cible est ambitieuse dans son affichage : le plan est censé permettre à tous les jeunes de – de 25 ans d’accéder à un emploi ou à une formation en moins de 4 mois.

45 milliards d'euros mobilisés sur 2 ans

Les solutions seront discutées toute la journée lors de divers ateliers au ministère du Travail et à l'Elysée, et des conférences de presse avec plusieurs chefs d'Etats doivent clôturer la journée.

Les modalités de financement et de mobilisation d’institutions multiples sont exceptionnelles : les fonds sont habituellement affectés pour 7 ans au niveau européen. Pour cette opération, la France et l’Allemagne ont toutes deux fait pression pour faire bouger les lignes et accélérer les procédures.

Au total, ce sont 45 milliards d’euros qui seront mobilisés sur 2 ans, pour la formation, l’insertion et la création d’entreprises .

La contribution du Fonds Social européen, dont 70 % du total sera affecté aux jeunes, atteindra 7 milliards par an. La Banque européenne d’investissement (BEI) alignera de son côté environ 6 milliards d’euros par an. L'addition des deux sources de financement représente 45 milliards d'euros.

Garantie jeune et Erasmus+

La Garantie jeune européenne s’inspire de l’expérience française qui permet aux jeunes les plus vulnérables, ni en emploi, ni en formation ni en études,  d’avoir accès à un revenu minimum (434 euros par mois en France) en même temps qu’une formation ou un stage leur est proposé.

D’autres programmes prendront part au programme « jeune » : le système Erasmus, qui a été étendu aux apprentis dans le cadre d’e taux de chômage en Europe atteint plus de 12 % selon Eurostat, mais le chômage des jeunes est encore plus préoccupant.  Il est deux fois plus élevé en moyenne, avec des pics de 39 % en Italie ou 60 % en Grèce.