Des compagnies aériennes demandent à l'UE de revoir sa copie sur l'ETS

Sept grandes compagnies aériennes européennes ont écrit aux dirigeants politiques de l'UE pour les mettre en garde contre les retombées de l'introduction récente de taxes carbone, a rapporté aujourd'hui (12 mars) le Financial Times.

EURACTIV.fr / Reuters
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Sept grandes compagnies aériennes européennes ont écrit aux dirigeants politiques de l'UE pour les mettre en garde contre les retombées de l'introduction récente de taxes carbone, a rapporté aujourd'hui (12 mars) le Financial Times.

Les signataires, notamment Airbus, British Airways et Virgin Atlantic, avancent que cette taxe sur la pollution pourrait mettre à mal les échanges commerciaux et menacerait 2 000 emplois.

Ils sont préoccupés par les représailles commerciales des pays qui ne respecteraient pas le système d'échange d'émission (ETS), selon le quotidien.

Les dirigeants du secteur de l'aviation ont également fait savoir qu'ils s'attendaient à ce que les autres pays imposent « des suspensions [de vols], des annulations et des actions punitives », dans la mesure où « les autres marchés importants continuent de s'opposer » à l'extension de l'ETS, peut-on lire dans l'article qui reprend la lettre rédigée par ces compagnies.

Selon Airbus et ses partenaires en Europe, trois compagnies aériennes chinoises, dont les noms ne sont pas cités, refuseraient de finaliser une commande de 45 Airbus A330 long-courriers, un accord d'une valeur de 9,6 milliards d'euros.

La question de l'ETS « a été évoquée dans le cadre d'une discussion sur la réglementation environnementale, mais elle est en train de tourner au conflit commercial », aurait déclaré un porte-parole d'Airbus cité par le Financial Times.

Cette campagne contre la mise en oeuvre de l'ETS pour les compagnies aériennes étrangères est menée par Airbus avec le soutien des dirigeants de British Airways, Virgin Atlantic, Lufthansa, Air France, Air Berlin et Iberia.

Les dirigeants de deux grands fabricants de moteurs aéronautiques, le français Safran et l'allemand MTU, ont également signé cette lettre.

Ils pensent que les propositions devraient être suspendues jusqu'à ce qu'un plan pour les émissions de carbone soit décidé à l'échelle mondiale.

Plusieurs lettres ont circulé, notamment à l'intention du premier ministre britannique, David Cameron, de la chancelière allemande, Angela Merkel, et du premier ministre français, François Fillon.