Des eurodéputés en faveur d'une stimulation du marché du carbone

Les eurodéputés se sont mis d'accord sur un texte de compromis en amont d'un vote ce mois-ci. Ce texte devrait accroître la pression sur la Commission européenne pour qu'elle mette de côté une certaine quantité de crédits carbone, afin de stimuler les prix dans le cadre du système communautaire d'échange de quotas d'émissions (SCEQE) qui ont atteint des niveaux bas record.

EURACTIV.fr / Reuters
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Les eurodéputés se sont mis d'accord sur un texte de compromis en amont d'un vote ce mois-ci. Ce texte devrait accroître la pression sur la Commission européenne pour qu'elle mette de côté une certaine quantité de crédits carbone, afin de stimuler les prix dans le cadre du système communautaire d'échange de quotas d'émissions (SCEQE) qui ont atteint des niveaux bas record.

Cette nouvelle a eu des répercussions positives sur le prix du carbone. Le prix contractuel de référence a en effet augmenté de 4 % pour atteindre 8,68 euros la tonne en quelques heures.

Comme prévu, le compromis ne précise pas combien de crédits carbone pourraient être mis de côté pour combattre l'immense surplus sur le marché.

Au lieu de cela, il exhorte la Commission à modifier la réglementation sur les enchères de droits d'émission et à mettre en œuvre des mesures, dont la possibilité de « mettre de côté le nombre nécessaire de crédits », a déclaré une source au Parlement.

« Le point positif, c'est que ce texte autorise la Commission à agir avant la troisième phase [du marché du carbone, à partir de 2013]. Nous n'avons toutefois pas abouti aux chiffres souhaités. Il s'est avéré impossible d'obtenir un large soutien », a expliqué l'eurodéputé néerlandais vert Bas Eickhout.

Les négociateurs des différents partis ont soutenu le compromis conclu mercredi (16 février) et M. Eickhout a estimé qu'il y avait « de grandes chances » pour que le texte soit voté le 28 février.

Il n'est pas certain que la Commission agira dans ce sens, mais cela pourrait intensifier les pressions en faveur d'une réforme, par ailleurs soutenue par l'industrie et les entreprises, mais aussi par des hommes politiques et des écologistes.

En décembre dernier, un vote de la commission Environnement au Parlement européen a obtenu un large soutien et entraîné une brève augmentation du prix des crédits européens de près de 30 %.

Ce vote proposait le retrait de 1,4 milliard de permis, mais il a été approuvé dans le cadre d'un seul vote. Les décideurs politiques avaient prévenu qu'il serait difficile de retenir une proposition si spécifique.