Des meneurs d’opinion cherchent une « grande idée » pour l’Europe [FR]
Des personnalités importantes du monde des affaires, de l’administration et de la vie publique, et notamment la commissaire européenne à la Société de l’information Viviane Reding, se sont rencontrées vendredi (9 octobre) à Bruxelles pour tenter d’identifier une « grande idée » pour l’Europe. Mme Reding a souhaité que « l’Europe numérique » soit mise au sommet de l’agenda de la nouvelle Commission européenne.
Des personnalités importantes du monde des affaires, de l’administration et de la vie publique, et notamment la commissaire européenne à la Société de l’information Viviane Reding, se sont rencontrées vendredi (9 octobre) à Bruxelles pour tenter d’identifier une « grande idée » pour l’Europe. Mme Reding a souhaité que « l’Europe numérique » soit mise au sommet de l’agenda de la nouvelle Commission européenne.
La commissaire a expliqué que si la pénétration de la large bande était augmentée de 10 % dans l’UE, cela entraînerait une augmentation de 1,35 % du PIB. Elle s’est dite inspirée par Jacques Delors, maître dans l’art de promouvoir un slogan puis d’en faire une politique.
Le slogan, selon elle, est celui de « l’Europe numérique », ajoutant qu’elle avait en tête des projets déterminés pour les cinq prochaines années. Cependant, Mme Reding a déploré le fait que la construction du réseau ne représente qu’une faible proportion du milliard d’euros récemment alloué au déploiement des connections Internet à large bande dans les zones rurales (EURACTIV 29/01/09). Cela s’explique par le fait, selon elle, qu’il revient aux 27 ministres de l’Agriculture de procéder à la mise en œuvre du programme.
Giles Merrit, secrétaire général du think tank « Les amis de l’Europe », qui organisait l’événement, a défié l’audience en disant que lors de ces cinq années passées à la tête de la Commission, le président Barroso n’avait pas défendu de « grande idée ».
Mark MacGann, de Weber Shadwick, a exprimé son désaccord, expliquant que la grande idée de M. Barroso avait été de réaliser que l’UE était aussi une communauté de consommateurs. Cette intervention a aidé en réalité à mettre en avant la plus grande réussite de Mme Reding, c’est-à-dire abaisser le prix des communications mobiles transfrontalières, a-t-il dit.
Kirsty Hugues d’Oxfam a estimé que l’Europe numérique pouvait être un moyen mais pas une fin pour l’Europe. Elle a insisté pour dire que la priorité de l’UE devrait être de travailler à l’objectif d’une Europe et d’une planète durables.
Mme Reding a réagi en disant qu’elle n’aimait pas le terme « durabilité », car il n’est pas très « sexy ». Trouvons un autre mot, a-t-elle déclaré.
Mme Reding a également mis en garde contre un conflit de générations menaçant, puisque selon elle les « natifs du numérique » domineront le monde dans les dix années à venir, excluant les autres générations.
Jan Muehlfeit, président de Microsoft Europe, a réagi en expliquant que pour éviter un tel conflit, les plus jeunes générations devraient participer à de telles discussions.