En Bulgarie, le leader du GERB Boïko Borissov impose un ultimatum pour la formation d'un nouveau gouvernement

Boïko Borissov, ancien Premier ministre bulgare et actuel leader du parti bulgare de centre droit GERB qui a remporté les élections législatives anticipées le week-end dernier, a lancé un ultimatum d’une semaine à ses futurs partenaires pour former une coalition au pouvoir.

EURACIV Bulgarie
GERB party’s leader Boyko Borisov proposes not to run as PM in a bid to ease post-election tension
« Soit il y aura un accord sur un gouvernement avec le mandat du GERB la semaine prochaine, soit il n’y aura pas de gouvernement du tout », a déclaré M. Borissov [EPA-EFE/VASSIL DONEV]

Boïko Borissov, ancien Premier ministre bulgare et actuel leader du parti bulgare de centre droit GERB qui a remporté les élections législatives anticipées le week-end dernier, a lancé un ultimatum d’une semaine à ses futurs partenaires. Le but ? Former une coalition au pouvoir et élire un nouveau gouvernement, sous peine d’une nouvelle élection anticipée.

« Soit il y aura un accord sur un gouvernement avec le mandat du GERB la semaine prochaine, soit il n’y aura pas de gouvernement du tout », a déclaré M. Borissov

Le GERB (PPE) a remporté les élections avec 24,7 % des voix et a besoin du partenariat du parti de la minorité turque Mouvements pour les droits et les libertés DPS (Renew Europe), qui a obtenu 17,1 % des voix, et du parti populiste ITN (non-inscrits), avec 6,1 %, pour former un gouvernement de coalition.

M. Borissov a menacé ses partenaires d’organiser de nouvelles élections anticipées, soit les septièmes élections générales en l’espace de trois ans si le GERB ne recevait pas de soutien.

Les experts politiques et les sociologues avertissent que la crise politique en Bulgarie est si grave que le président pro-russe Rumen Radev a de grandes chances d’obtenir une majorité au parlement s’il décide de s’engager dans la politique des partis.

La constitution permet à M. Radev de mettre fin à son mandat dès cette année et de participer aux élections si le parti GERB de M. Borissov ne parvient pas à former un gouvernement.

« Dans le cadre de cette évolution politique, il existe un risque potentiel que Rumen Radev change totalement la donne électorale. De nouvelles élections ne sont tout simplement pas une option pour les partis au parlement », a expliqué à Euractiv Bulgarie Dimitar Ganev, politologue de l’agence sociologique Trend.

M. Radev soutient également l’adhésion de la Bulgarie à l’UE et à l’OTAN, mais s’oppose à l’aide militaire à l’Ukraine. Il entretient des liens très étroits avec le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, avec qui il partage le même point de vue sur la guerre en Ukraine.