En Grèce, le centre droit l’emporte, mais avec de lourdes pertes et un taux d’abstention record

Le parti de centre droit au pouvoir en Grèce, Nouvelle Démocratie (PPE), a remporté les élections, mais a perdu plus d’un million de voix par rapport aux élections nationales de l’année dernière, tandis que l’opposition n’a pas pu rattraper son retard.

Euractiv.com
This article is part of our special report "Élections européennes 2024 : tour d’horizon des résultats"
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La Grèce se retrouve au lendemain de l’élection avec un nouveau paysage politique. Kyriákos Mitsotákis a reçu un coup dur sur le plan électoral, tandis que l’opposition n’a pas réussi à en tirer parti. [[EPA-EFE/YANNIS KOLESIDIS]]

Le parti de centre droit au pouvoir en Grèce, Nouvelle Démocratie (PPE), a remporté les élections européennes, mais a perdu plus d’un million de voix par rapport aux élections nationales de l’année dernière, tandis que l’opposition n’a pas pu rattraper son retard.

Nouvelle Démocratie a obtenu un score de 27,7 %, bien en deçà de l’objectif de 33 % fixé par le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis et considérablement inférieur aux 41 % qu’il avait obtenus lors des élections législatives de juillet 2023, perdant ainsi près de 1,1 million de voix.

Le principal parti d’opposition, SYRIZA (La Gauche) s’est classé deuxième avec 14,9 % des voix, suivi du PASOK (Socialistes et Démocrates/S&D) avec 13,03 %, du parti conservateur Solution grecque (Conservateurs et Réformistes européens/CRE) qui a obtenu 9,72 % des voix et des communistes (9,3 %).

Les petits partis ont également réussi à élire un député européen chacun : le parti conservateur Mouvement démocrate patriote – Victoire, le parti de gauche Cap sur la liberté ainsi que le nouveau parti conservateur Voix de la raison.

Un autre aspect de cette élection a été le taux d’abstention record, qui a atteint près de 60 %. De nombreux analystes à Athènes ont interprété cette abstention comme un message adressé à la classe politique grecque.

Un front progressiste en vue ?

La Grèce se retrouve au lendemain de l’élection avec un nouveau paysage politique. Kyriákos Mitsotákis a reçu un coup dur sur le plan électoral, tandis que l’opposition n’a pas réussi à en tirer parti.

Certains responsables politiques de gauche ont déjà évoqué la nécessité pour les partis progressistes (SYRIZA et PASOK) d’unir leurs forces contre Nouvelle Démocratie, étant donné qu’ensemble, ils dépassent les voix des conservateurs.

La grande question est de savoir qui dirigerait un éventuel front progressiste, car les chefs de file de SYRIZA et du PASOK ne sont pas d’accord.

[Édité par Anna Martino]