Européennes 2024 : le vice-président des CRE envisage une collaboration avec le PPE, mais sans Ursula von der Leyen

Charlie Weimers, eurodéputé et vice-président du groupe d’extrême droite des CRE, s’est prononcé en faveur d’un accord avec le PPE de centre droit, semblable à la coalition au pouvoir en Suède, mais sans Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission.

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Charlie Weimers est à la tête de liste des Démocrates de Suède pour les élections européennes et espère qu’après les élections, un accord comparable à celui conclu entre le gouvernement de centre droit au pouvoir en Suède et les Démocrates de Suède d’extrême droite pourra être établi au niveau européen. [© European Union 2024 - Source : EP]

Dans une interview accordée à l’agence de presse suédoise TT, Charlie Weimers, eurodéputé et vice-président du groupe d’extrême droite des Conservateurs et Réformistes européens (CRE), s’est prononcé en faveur d’un accord avec le Parti populaire européen (PPE) de centre droit, semblable à la coalition actuellement au pouvoir en Suède, mais sans Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission européenne.

M. Weimers espère qu’après les élections, un accord comparable à celui conclu entre le gouvernement de centre droit au pouvoir en Suède et les Démocrates de Suède, un parti d’extrême droite, pourra être établi au niveau européen. Charlie Weimers est à la tête de liste des Démocrates de Suède pour les élections européennes.

La coalition suédoise actuelle comprend le Parti modéré de rassemblement (PPE), les Chrétiens-démocrates (PPE) et les Libéraux (Renew Europe). Bien que l’extrême droite n’occupe aucun ministère, elle soutient le gouvernement en échange de la mise en œuvre d’une politique migratoire plus stricte.

Selon le vice-président des CRE, un tel accord au niveau de l’UE inclurait des propositions concernant la migration et la criminalité, abrogerait certaines parties de la politique climatique de l’UE et mettrait l’énergie nucléaire sur un pied d’égalité avec d’autres formes d’énergie.

Qui veut travailler avec Ursula von der Leyen ?

La semaine dernière, lors du débat de Maastricht entre les principaux candidats, le 29 avril, Mme von der Leyen n’a pas exclu une coopération avec le groupe d’extrême droite CRE, qui comprend également Fratelli d’Italia, le parti de la Première ministre italienne Giorgia Meloni.

« Cela dépend beaucoup de la composition du Parlement et de qui est dans quel groupe », a expliqué Mme von der Leyen, tête de liste du PPE de centre droit, avant d’ajouter que « c’est le Parlement qui fait les majorités ».

Cependant, Mme Von der Leyen ne convainc pas M. Weimers. « Nous travaillerons pour que le PPE laisse tomber Ursula von der Leyen en tant que présidente de la Commission. Elle poursuit une politique qui a été néfaste pour la Suède », a-t-il déclaré.

De l’autre côté de l’hémicycle, le Parti socialiste européen (PSE), les Verts/ALE et les libéraux (Renew Europe) ont tous fermé la porte à la réélection de Mme von der Leyen si elle décide de coopérer avec le groupe CRE après les élections européennes de juin.

En effet, les trois principales forces d’opposition, dont le soutien sera essentiel pour que Mme von der Leyen obtienne la majorité nécessaire à sa réélection à la tête de l’exécutif européen, ont envoyé un avertissement en réponse à son ambiguïté, soulignant qu’ils ne s’assiéraient pas à la table des négociations avec les CRE.

Si une majorité de droite composée du PPE, des CRE et du groupe d’extrême droite Identité et Démocratie (ID) est très peu probable, les forces de droite pourraient tout de même coopérer lors de la prochaine législature pour bloquer certains dossiers législatifs, comme cela a été le cas avec la loi sur la restauration de la nature.

Interrogés par Euractiv, l’équipe de campagne de Mme von der Leyen et le PPE n’ont pas souhaité répondre.

[Édité par Anna Martino]