Face à la montée des « intimidations » contre des députés, Yaël Braun-Pivet appelle au calme
La présidente de l’Assemblée nationale a alerté mardi (7 février) sur la multiplication des menaces et des pressions que subissent les députés français, et a appelé au calme pour que le débat puisse se dérouler sereinement.
La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a alerté mardi sur la multiplication des menaces et des pressions que subissent les députés français, et tenté de ramener le calme pour que le débat puisse se dérouler sereinement.
Lors d’un point presse improvisé à l’Assemblée nationale mardi (7 février), la présidente de l’institution a voulu exprimer son inquiétude face à la montée de la violence du débat public, notamment dans le contexte tendu autour de la réforme des retraites. L’examen du texte à l’Assemblée a débuté lundi (6 février), dans un hémicycle particulièrement agité.
Parmi les événements les plus récents, la présidente des affaires sociales Fadila Khattabi – en première ligne dans les débats avec la rapporteure du texte, Stéphanie Rist – a reçu un courrier d’insultes racistes et de menaces contre elle et sa famille. Le courrier contiendrait de la poudre, selon plusieurs médias.
Aussi, peu avant le début des débats, le député Les Républicains Antoine Vermorel-Marques a aussi partagé un message qui l’invitait à « faire gaffe » à son vote et lui notifiant qu’il était surveillé « de près ».
Ensuite, au cours de la première séance, au moins trois députées du groupe Rassemblement national ont reçu des appels malveillants, selon lesquels un de leurs proches était hospitalisé. Si l’auteur des appels n’a pas été encore identifié, l’objectif était de leur faire quitter le Palais Bourbon à un moment où leur présence était indispensable pour la validité d’une motion référendaire que le groupe avait déposée.
Mardi matin enfin, des militants de l’organisation altermondialiste Attac ont effectué des tags – à l’encre lavable, ont-ils précisé par la suite – sur la porte de l’Assemblée et sur le socle de la statue de la Loi, qui se trouve sur la place en face du Palais Bourbon.
Mme Braun-Pivet a déclaré que « ces agissements, ces pressions, ces intimidations sont inqualifiables » et que l’institution « sera aux côtés de chaque parlementaire menacé dans l’exercice de ses fonctions », en appelant les élus victimes de pressions à porter plainte.
Ainsi, alors que plusieurs permanences de parlementaires ont été vandalisées dans les derniers mois, la présidente de l’Assemblée a indiqué souhaiter que le « calme et la sérénité » reviennent, car « les débats doivent se tenir sereinement dans notre hémicycle ». Selon elle, ces actes sont « des menaces contre la démocratie ».
Comme d’autres personnalités politiques l’ont exprimé, cela doit permettre que « chaque parlementaire puisse être pleinement libre […] tout au long des débats et lors du vote final ».
Interrogée par la presse, Mme Braun-Pivet a confirmé que, compte tenu du contenu des messages, « le lien est clair avec la réforme des retraites ».