France : Un nouveau gouvernement à la pointe de l'écologie [FR]

L'environnement sera au coeur de la politique française dans les années à venir, Nicolas Sarkozy et son premier ministre, François Fillon, ayant révélé la composition de leur gouvernement dominé par un "super ministre" en charge de l'écologie, de l'énergie et des transports.

L’environnement sera au coeur de la politique française dans les années à venir, Nicolas Sarkozy et son premier ministre, François Fillon, ayant révélé la composition de leur gouvernement dominé par un « super ministre » en charge de l’écologie, de l’énergie et des transports.

Le 18 mai 2006, le premier ministre, François Fillon, a annoncé la composition de son gouvernement, comportant un nombre réduit de ministères, le jour suivant sa nomination par le nouveau président français, Nicolas Sarkozy. L’annonce de la composition de ce gouvernement qui s’apparente à un cabinet, souligne l’engagement très personnel que N. Sarkozy souhaite prendre dans l’élaboration des politiques.

Alain Juppé, ancien premier ministre et ancien ministre des affaires étrangères sous le premier mandat du président Chirac, est nommé numéro deux du gouvernement, prenant la tête d’un ministère spécifique pour l’environnement et le développement durable, en charge notamment des questions énergétiques, des transports et du changement climatique.

La nomination d’Alain Juppé à ce nouveau « super ministère » concrétise la promesse faite par N. Sarkozy au défenseur de l’environnement, Nicolas Hulot, lors de la campagne présidentielle, laquelle visait à placer les questions environnementales au coeur de l’agenda politique du pays. 

La première tâche d’A. Juppé sera de conclure un accord de grande ampleur avec les syndicats, les ONG environnementales et les organisations d’employeurs sur la politique environnementale à l’occasion d’une conférence prévue entre « septembre et octobre ». 

Des consultations avec les organisations écologistes débuteront lundi 21 mai 2007 et porteront sur les questions à aborder lors de la réunion, comparée par certains aux « accords de Grenelle » de 1968 qui avaient mis un terme aux manifestations estudiantines en rassemblant un large consensus sur la politique sociale. 

Lors de sa première apparition dans les médias, Alain Juppé a déclaré que « la priorité des priorités » serait de « faire en sorte que les transports émettent moins de gaz à effet de serre si nous voulons gagner la bataille contre le réchauffement climatique ». Il a également indiqué que le nucléaire resterait une composante majeure de la politique énergétique française pour les 30 ou 40 prochaines années.

Autre ministre nommé dans le gouvernement de François Fillon, Jean-Louis Borloo, ancien ministre de l’emploi, hérite d’un ministère fusionnant à la fois l’économie, les finances et l’emploi. Ce dernier a confié au quotidien français Le Monde : « Je n’ai d’autre mission que de faire passer le taux de chômage à 5 % à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ainsi qu’il s’y est engagé ».

Le nouveau gouvernement cherche également à réaliser la promesse de N. Sarkozy de nouer des relations avec la Gauche, en désignant le Socialiste Bernard Kouchner ministre des affaires étrangères et responsable des affaires européennes. Il sera assisté par un secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, ancien directeur du cabinet du président de la Commission européenne, Jacques Delors, en 1994 et 1995.