Fraude aux fonds européens : Andrej Babis sera rejugé en République tchèque
La relaxe dans une affaire de fraude aux fonds de l’UE de l’ancien Premier ministre tchèque Andrej Babis, favori des législatives à venir en octobre, a été annulée lundi 23 juin, ouvrant la voie à un nouveau procès.
La relaxe dans une affaire de fraude aux fonds de l’UE de l’ancien Premier ministre tchèque Andrej Babis, favori des législatives à venir en octobre, a été annulée lundi 23 juin, ouvrant la voie à un nouveau procès.
« La haute cour a cassé la décision du tribunal de Prague », a indiqué une porte-parole à l’AFP, et lui a renvoyé l’affaire, afin qu’il la « réexamine conformément à ses instructions », estimant qu’un délit avait bien été commis.
Andrej Babis, 70 ans, est un milliardaire tchèque né en Slovaquie, engagé tardivement en politique avec un profil libéral et qui a été Premier ministre entre 2017 et 2021.
Un an plus tard, alors que le député était retourné dans l’opposition, il a été inculpé pour un détournement de fonds européens au profit de son groupe agricole, agroalimentaire et chimique.
Concrètement, il est soupçonné d’avoir contribué à sortir du conglomérat sa ferme, le « Nid de cigogne », pour qu’elle puisse bénéficier d’une subvention communautaire de deux millions d’euros destinée aux petites entreprises.
L’homme d’affaires, septième fortune du pays selon Forbes, avec 3,8 milliards de dollars, a toujours nié sa responsabilité et lundi, il a redit à la barre être poursuivi « pour une raison simple : être entré en politique ».
Il avait été inculpé aux côtés de son ancienne assistante Jana Nagyova, devenue députée européenne, qui sera elle aussi rejugée.
Andrej Babis a changé de camp politique depuis lors et a rejoint les rangs de l’extrême droite au niveau européen, son parti ANO siégeant au parlement avec le Rassemblement national.
En prévision des législatives des 3 et 4 octobre prochains, il mène la course en tête dans les sondages d’opinion, avec un soutien dépassant les 30 %.