Gibraltar : Londres évoque des « progrès significatifs » dans les négociations avec Madrid

Le chef de la diplomatie britannique James Cleverly a évoqué mercredi des « progrès significatifs » dans les négociations avec l'Espagne concernant les futures règles de libre-circulation à la frontière avec l'enclave britannique de Gibraltar après le Brexit.

British Foreign Secretary James Cleverly in Spain
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Albares (R), accueille le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly (G), lors de leur rencontre au palais de Viana à Madrid, en Espagne, le 14 décembre 2022. [EPA-EFE/BORJA SANCHEZ TRILLO]

Le chef de la diplomatie britannique James Cleverly a évoqué mercredi des « progrès significatifs » dans les négociations avec l’Espagne concernant les futures règles de libre-circulation à la frontière avec l’enclave britannique de Gibraltar après le Brexit.

« Des progrès significatifs ont été faits (…) y compris dans les discussions sur le texte de l’accord (entre le Royaume-Uni et l’Espagne) et son application », a indiqué James Cleverly lors d’une conférence de presse à Madrid avec son homologue espagnol, José Manuel Albares.

Pour Schengen

Fin 2020, Madrid et Londres étaient parvenus in extremis à un accord-cadre provisoire sur Gibraltar, pour faire en sorte que cette enclave britannique située au sud de l’Espagne bénéficie des accords européens de Schengen, malgré le Brexit. Les détails de cet accord restaient cependant à définir.

« Nous sommes pleinement engagés en vue d’un accord le plus vite possible », qui « protège nos positions respectives sur la souveraineté » et qui « pourrait impulser un niveau de croissance économique sans précédent pour tous dans la région », a affirmé James Cleverly, sans plus de détails.

José Manuel Albares a rappelé la proposition conjointe de l’Espagne et de la Commission européenne au Royaume-Uni, annoncée fin novembre, et qui prévoit notamment « la disparition de la grille » qui sépare les deux territoires.

Les deux ministres n’ont pas détaillé l’agenda de ces négociations mercredi (14 décembre).

Les règles de Schengen garantissent la libre circulation des personnes et des biens entre ses 26 membres, mais Gibraltar ne peut pas devenir membre de Schengen, n’étant pas un État souverain.

Le plan proposé par Madrid et Bruxelles prévoit notamment que « l’Espagne, au nom de l’UE, exerce le contrôle et la protection du marché intérieur, dans la mesure où les contrôles douaniers entre l’Espagne et Gibraltar disparaîtront ».

Près de 15 000 personnes, pour la plupart des Espagnols, passent chaque jour la frontière pour se rendre dans ce territoire britannique de quelque 34 000 habitants afin d’y travailler.