Giorgia Meloni s’oppose à la rénovation à un milliard d’euros d’un bâtiment de l’UE à Bruxelles
La Première ministre italienne a vivement critiqué le projet de rénovation du bâtiment Justus Lipsius, siège principal du Conseil de l’Union européenne à Bruxelles, dont le coût pourrait atteindre près d’un milliard d’euros financés par les contribuables européens.
Comme nous le révélions en octobre, les gouvernements de l’UE prévoient une rénovation majeure du bâtiment vieillissant du Conseil de l’UE, le Justus Lipsius, afin de le mettre en conformité avec les normes énergétiques.
« Ce n’est pas le type d’investissement européen que nous considérons comme une priorité à ce stade », a affirmé Giorgia Meloni face aux députés italiens mercredi 17 décembre, alors qu’elle se prépare à se rendre à Bruxelles pour le sommet européen de jeudi.
Les diplomates du bloc organisent chaque année des milliers de réunions dans ce bâtiment pour élaborer les lois de l’UE. Il est également utilisé par les journalistes lors des sommets des dirigeants et des ministres.
S’adressant à la Chambre basse à Rome, Giorgia Meloni a déclaré que l’Italie s’était jointe à plusieurs autres États membres pour demander une « révision » du projet, dont le coût pourrait atteindre 1,39 milliard d’euros si le Conseil recourait entièrement à des emprunts, selon nos informations.
Giorgia Meloni a indiqué que le projet coûterait 800 millions d’euros.
Le Conseil occupe actuellement trois bâtiments au cœur du quartier européen de Bruxelles : le Justus Lipsius, le bâtiment LEX, plus petit, et le bâtiment Europa, moderne et célèbre pour le tapis rouge sur lequel défilent les dirigeants.
Le secrétariat du Conseil a recommandé de choisir un modèle de financement mixte combinant des compléments budgétaires annuels et des emprunts ciblés, arguant qu’il n’y a pas de marge budgétaire pour payer d’avance.
Selon des documents consultés par Euractiv en novembre, si les gouvernements choisissent de financer le projet à l’aide d’une combinaison de prêts et de fonds provenant du budget à long terme de l’UE, la facture totale pourrait atteindre 960 millions d’euros, ou 886 millions d’euros si la vente du bâtiment LEX aboutit.
Une autre option envisagée consiste à recourir exclusivement à des emprunts, mais cela coûterait 1,39 milliard d’euros aux contribuables, selon les estimations de prix pour 2025 figurant dans le document.