Grèce : feu vert aux 130 milliards si le secteur privé se sacrifie
Avant de verser à Athènes le second plan d’aide, les pays de la zone euro veulent s’assurer que la participation du secteur privé sera aux niveaux espérés.
Avant de verser à Athènes le second plan d’aide, les pays de la zone euro veulent s’assurer que la participation du secteur privé sera aux niveaux espérés.
Avant d’octroyer à la Grèce le deuxième plan d’aide de 130 milliards d’euros, les pays de la zone euro veulent s’assurer que la participation du secteur privé sera à la hauteur espérée.
A l’issue de la rencontre des ministres des Finances des pays de la monnaie unique, jeudi 1er mars, le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker qui pilotait la rencontre a réaffirmé qu’un « échange de dettes réussi, avec une participation élevée, ainsi qu’une dernière évaluation positive de l’ensemble des mesures déjà prises sont les conditions nécessaires au versement des fonds FESF (Fonds européen de stabilité créé en 2010 pour permettre de renflouer des pays en difficulté, ndlr) dans le cadre du deuxième plan d’aide ».
66 ou 90%?
Autrement dit, la Grèce ne touchera pas un centime tant que le secteur privé n’a pas procédé à l’échange de titres, sur une base volontaire, qui doit permettre d’effacer 107 milliards d’euros de l’ardoise grecque. L’opération doit se terminer le 8 mars. Une participation d’au moins 66% des créanciers privés est nécessaire, 90% est espéré.
Si tout se passe bien, le plan d’aide publique sera validé dans la foulée, probablement après le 13 mars, date d’une réunion du FMI qui déterminera lui aussi le montant de sa participation. La date butoir se situe au 20 mars, jour où Athènes devra honorer 14,5 milliards d’euros de dettes.
Signe que l’optimisme est de mise, les ministres des Finances de la zone euro ont activé toute une série de mesures techniques qui doivent permettre de restructurer la dette. Ainsi, le FESF va apporter 35 milliards à la Banque centrale européenne pour garantir les échanges et 30 milliards aux banques qui échangent leurs titres.
Dans le même temps, Jean-Claude Juncker a salué l’adoption par la Grèce des mesures législatives demandées en contrepartie et s’est montré optimiste. « Ceci permettra à l’effort d’ajustement de la Grèce de reprendre de l’élan, ce qui – de pair avec une mise en œuvre rigoureuse du train de mesures définies dans le cadre du nouveau plan – constitue le fondement pour remettre les finances publiques et l’économie de la Grèce sur une voie viable. »