Intermarché rejoint la lutte contre la pêche électrique
Le distributeur Intermarché a appelé par voie de communiqué, le 5 décembre, à un moratoire sur la pêche électrique. Une technique officiellement interdite en Europe depuis 1998 mais encore pratiquée à cause de dérogations. Un article de notre partenaire, le JDLE.
Le distributeur Intermarché a appelé par voie de communiqué, le 5 décembre, à un moratoire sur la pêche électrique. Une technique officiellement interdite en Europe depuis 1998 mais encore pratiquée à cause de dérogations. Un article de notre partenaire, le JDLE.
«En tant que pêcheur responsable, et par principe de précaution, Intermarché et Agromousquetaires [pôle agricole d’Intermarché] s’interrogent sur l’élargissement de la pêche électrique alors que l’expérimentation n’est pas terminée. La flotte de pêche d’Agromousquetaires n’a jamais pratiqué la pêche électrique», rappelle le distributeur, qui demande un moratoire.
Porte ouverte à l’élargissement
C’est un vote du Parlement européen qui a remis le feu aux poudres, le 21 novembre dernier. Les députés de la commission Pêche ont en effet adopté des amendements favorables à l’élargissement de cette technique, qui consiste à envoyer des décharges électriques dans les sédiments pour capturer plus facilement les poissons plats.
Une pratique qui génère réactions épileptiques, torsions de la colonne vertébrale, ruptures de la moelle épinière et émissions précoces d’œufs non viables. Avant d’entrer en vigueur, ces dispositions doivent toutefois encore être validées par le Parlement réuni en session plénière, début 2018.
Haro sur les Pays-Bas
Cette décision du distributeur français rejoint celle de l’association Poissonnier de France, composée de 6 400 professionnels de la marée (poissonniers, mareyeurs, négociants, importateurs, et pêcheurs), de boycotter tous les produits de la mer provenant de pays pratiquant la pêche électrique, Pays-Bas en tête.
Amsterdam est aussi visé par une plainte déposée par Bloom, le 2 octobre, auprès de la Commission européenne pour avoir dépassé son quota de licences dérogatoires.
Les annonces d’Intermarché et de Poissonnier de France ont été saluées par l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot comme «un signal positif de soutien à ceux qui se battent contre cette technique de pêche destructrice des écosystèmes marins».
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