Juncker presse les États membres sur les réformes de l’UE
Il est temps d’accélérer le rythme des réformes institutionnelles et des engagements financiers post-Brexit, a réclamé Juncker. Un article d’Euroefe.
Il est temps d’accélérer le rythme des réformes institutionnelles et des engagements financiers post-Brexit, a réclamé Jean-Claude Juncker. Un article d’Euroefe.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a donné une conférence de presse pour faire pression, aux côtés du commissaire européen en charge du budget, Günther Oettinger, sur les 27 gouvernements afin qu’ils finalisent leurs engagements financiers post-2020 ainsi que la méthode de sélection de son successeur.
Le Luxembourgeois a réitéré sa préférence, soutenue également par le Parlement européen, pour le système de Spitzenkandidaten, grâce auquel il a été nommé à la tête de l’exécutif en 2014.
Dans ce système, auquel s’oppose le président français Emmanuel Macron, les partis politiques européens doivent choisir par avance un candidat, qui sera ainsi indirectement choisi par les citoyens pour diriger la Commission si le groupe politique remporte le plus de voix.
Jean-Claude Juncker estime par ailleurs que cette personne devrait occuper à la fois la présidence de la Commission et celle du Conseil européen.
Il a également rappelé que l’idée de réduire le nombre de commissaires était à chaque fois retardée. Il y a actuellement 28 commissaires, un pour chaque État membre.
En matière budgétaire, Günther Oettinger a appelé les États membres à contribuer davantage au budget européen pour la période 2020-2027 s’ils ne veulent pas voir des coupes dans les grands programmes européens comme la politique de cohésion ou la Politique agricole commune.
Le commissaire a expliqué qu’avec le vide de 15 milliards d’euros qu’allait laisser le Royaume-Uni en quittant l’UE, il ne suffisait plus que les pays contribuent à hauteur de 1 % de leur PIB.
« Nous avons besoin de financements pour maintenir la compétitivité de l’Europe […] plus vite nous prendrons les décisions, mieux ce sera », a-t-il déclaré.
L’Allemand a voulu s’adresser directement aux pays dont les nouveaux gouvernements sont eurosceptiques, comme en Autriche. « Si nous faisons face à une autre vague de réfugiés incontrôlée, et cela risque d’arriver, ils arriveront en Autriche, en Allemagne, au Danemark, en Suède et dans d’autres pays d’Europe centrale et du nord. Nous avons besoin de budget et de ressources pour cela », a-t-il prévenu.