L'Europe prolonge la distribution de fruits et de lait dans les écoles

Une majorité d'eurodéputés soutient le projet de la Commission de fusionner les programme fruits, légumes et lait dans les écoles de l'UE. Les conservateurs estiment qu'il s'agit de gaspillage.

EURACTIV.com
Accompagner son déjeuner d’un verre de lait
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Une majorité d’eurodéputés soutient le projet de la Commission de fusionner les programme fruits, légumes et lait dans les écoles de l’UE. Les conservateurs estiment qu’il s’agit de gaspillage.

Début 2014, la Commission a proposé de fusionner deux programmes de l’UE, l’un sur le lait, l’autre sur les fruits, afin de promouvoir des modes de vie plus sains et de combattre l’obésité chez les écoliers.

Le Parlement a tout de même apporté des changements aux propositions et décidé de mandater les législateurs pour négocier avec les États membres.

>> Lire : L’Europe confrontée à une épidémie d’obésité d’ici 2030

« Un régime sain et équilibré est la base d’une bonne santé », a déclaré Marc Tarabella, l’eurodéputé belge (S&D) en charge de la loi au Parlement.

« La consommation de fruits, de légumes et de lait est en déclin dans toute l’UE, et cela a des conséquences néfastes sur les Européens. Les nouvelles règles visent à garantir que le maximum soit fait dans les écoles, non seulement pour offrir à nos enfants des aliments sains, mais aussi pour mieux les éduquer sur les habitudes alimentaires saines. »

Plus de 20 millions d’enfants sont en surpoids, et les adolescents ne mangent en moyenne que 30 à 50 % des apports de fruits et de légumes journaliers recommandés.

Les eurodéputés veulent ajouter des produits laitiers, tels que le fromage, le lait caillé, ou les yaourts, à la liste des aliments financés par l’UE (à condition qu’ils ne soient pas aromatisés et ne contiennent pas de fruits ajoutés, de fruits à coque ou de cacao), en mettant l’accent sur les produits locaux et régionaux.

Selon eux, les États membres de l’UE devraient aussi réserver 10 à 20 % des fonds européens pour des activités éducatives, afin de promouvoir des habitudes de santé plus saines et de lutter contre le gaspillage alimentaire. Ces activités pourraient comprendre des visites de fermes et des distributions occasionnelles de spécialités régionales.

Pas une compétence de l’UE

Pour les eurodéputés conservateurs, le problème du lait et des fruits pour les écoliers est trop minime pour que l’UE s’en préoccupe.

« Il faut se tourner vers des enjeux plus importants tels que la compétitivité, l’emploi, la croissance, et laisser ce genre de projets – aussi louables soient-ils – aux États membres et aux gouvernements locaux et régionaux », a déclaré Richard Ashworth, le porte-parole pour l’agriculture du groupe des Conservateurs et Réformistes européens.

« Par ailleurs, la Cour des comptes de l’UE a critiqué ce programme à maintes reprises pour son inefficacité. En fin de compte, ce n’est pas une bonne manière d’utiliser les fonds de la politique agricole commune. Ce budget est déjà serré et ce n’est pas le genre de programme qu’il est censé financer. Distribuer des fruits et du lait dans les écoles est peut-être une bonne chose, mais ce n’est pas à l’UE de s’en occuper », a ajouté Richard Ashworth.

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