L’Irlande organisera un référendum sur le nouveau traité européen

Le premier ministre irlandais Enda Kenny a annoncé, mardi 28 février, qu’il appellerait ses concitoyens à se prononcer dans les semaines à venir sur la ratification du traité budgétaire.

EURACTIV.fr
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Le premier ministre irlandais Enda Kenny a annoncé, mardi 28 février, qu’il appellerait ses concitoyens à se prononcer dans les semaines à venir sur la ratification du traité budgétaire.

Les Irlandais seront consultés par référendum sur le nouveau traité budgétaire européen, a indiqué mardi 28 février, le Premier ministre Enda Kenny. 

« Le peuple irlandais sera invité à autoriser par référendum la ratification du traité de stabilité européen », a-t-il déclaré lors d’une intervention devant le Parlement. « Je crois fermement que l’intérêt de l’Irlande est que ce traité soit approuvé. »

Austérité

L’Irlande et 24 autres pays de l’Union européenne se sont mis d’accord fin janvier sur un pacte destiné à renforcer la discipline budgétaire. Ce texte doit désormais être ratifié par chaque pays. Avant de se prononcer, Enda Kenny avait demandé au conseiller juridique du gouvernement de préparer un avis sur le bien-fondé d’un référendum. 

A l’automne 2010, Dublin a sollicité une aide financière de l’UE et du Fonds monétaire international après avoir annoncé un déficit public de 32% en raison du renflouement des banques du pays qui menaçaient de s’écrouler. En échange de 78 milliards d’euros, le gouvernement s’est lancé dans une cure d’austérité générale, qui suscite un vif mécontentement.

Le vote devrait être organisé dans les prochaines semaines, entre avril et juin, selon toute vraisemblance.

12 ratifications

Les électeurs irlandais ont par le passé rejeté à deux reprises des traités européens (Nice et Lisbonne) avant de les approuver lors d’un second vote sous des formes amendées.

En cas de victoire du non, le nouveau texte n’est pas menacé en soi. Il est prévu qu’il puisse entrer en application à partir du moment où douze États l’ont ratifié. Mais le coût politique pour l’Irlande pourrait être important. En janvier, la ministre des Affaires étrangères, Lucinda Creighton, a déclaré qu’en cas d’échec, il serait difficile pour le pays de se maintenir dans la zone euro.