L'UE indécise sur la 'révolution industrielle' énergétique [FR]
Les diplomates réunis à Bruxelles pour discuter le paquet énergétique proposé par la Commission n'ont pas fait de progrès notoires, laissant le soin aux minitres se réunissant la semaine prochaine le soin de débattre de questions comme la libéralisation du marché de l'énergie.
Les diplomates réunis à Bruxelles pour discuter le paquet énergétique proposé par la Commission n’ont pas fait de progrès notoires, laissant le soin aux minitres se réunissant la semaine prochaine le soin de débattre de questions comme la libéralisation du marché de l’énergie.
Les ministres de l’énergie devront débattre sur toute une série de questions épineuses lors de leur réunion à Bruxelles jeudi 15 février 2007, laquelle vise à examiner les propositions de la Commission sur l’énergie et le changement climatique.
Le projet de conclusions établi en amont du Sommet de Bruxelles des 8 et 9 mars place l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la libéralisation du marché au centre du débat qui se tiendra au cours de la réunion ministérielle.
Le document indique que la présidence allemande soutient un objectif fixé à 12,5% pour la part des biocarburants dans la consommation globale européenne, et non la part de 10% initialement proposée par la Commission : « les principales préoccupations de la délégation sont liées à la nature des objectifs prévus pour les énergies renouvelables et les biocarburants ».
La partie la plus controversée est celles des prochaines étapes de la libéralisation des secteurs du gaz et de l’électricité, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni qui désapprouvent vivement les suggestions de la Commission qui envisagent de séparer les réseaux des grandes entreprises de service public de leurs activités de production d’énergie (« dissociation de la propriété »).
Selon le document, « quelques délégations sont d’avis que d’autres options que celles proposées par la Commission sur la « dissociation de la propriété » et l’indépendance des gestionnaires de système méritent d’être évoquées ».
Selon le député vert, Claude Turmes, qui s’est exprimé lors d’un briefing de presse le 8 février 2007 : « Le stress est terrible ». Il a ajouté que la France et l’Allemagne unissaient leurs efforts pour convaincre les autres de retarder toute poursuite de la libéralisation jusqu’à ce que les directives en vigueur soient pleinement appliquées.
Selon lui, « la présidence allemande s’est efforcée au cours de la semaine dernière d’utiliser le pouvoir dont le gouvernement en charge de la présidence dispose en matière de calendrier pour tenter de reporter toute décision concernant le marché intérieur au Conseil des ministres en charge de l’énergie de juin 2007 ».
« Les autres gouvernements ne devraient pas permettre au gouvernement allemand de se servir de la présidence pour défendre de manière très grossière les intérêts dominateurs des grands groupes énergétiques allemands tels que E.ON et RWE ».