L’UE pourrait lever l’obligation de visas pour les citoyens de Bosnie-Herzégovine
L’UE pourrait lever l’obligation en matière de visas pour les citoyens de Bosnie-Herzégovine voyageant dans l’espace Schengen, ce qui soulève des questions notamment sur le processus d’adhésion de ce pays à l’UE.
L’UE pourrait lever l’obligation en matière de visas pour les citoyens de Bosnie-Herzégovine voyageant dans l’espace Schengen, ce qui soulève des questions notamment sur le processus d’adhésion de ce pays à l’UE.
La Commission européenne prépare deux propositions pour le 2 juin 2010 afin de revenir sur ses exigences en matière de visas pour les citoyens de Bosnie-Herzégovine, a indiqué le ministre des affaires étrangères espagnol, Miguel Angel Moratinos, le 7 avril. Ces propositions devraient être formulées lors d’une conférence sur les Balkans occidentaux dans la capitale bosnienne.
Lors de la conférence, la voie que les leaders bosniens suivront à la suite des prochaines élections en octobre 2010 devrait également être établie
Une réunion de même nature s’est tenue récemment dans un château en Slovénie à Brdo pri Kranju, et a déçu tant ses hôtes que Bruxelles. En effet, cette conférence a été boycottée par le président serbe, Boris Tadi?, en raison de la présence du premier ministre du Kosovo, Hasim Thaçi.
Les diplomates européens ont exprimé leurs inquiétudes sur le manque de coordination des récentes réunions des pays des Balkans occidentaux, et sur le manque de préparation de celles-ci. Les représentants de l’UE ont aussi envoyé des messages contradictoires à la région, à l’instar de la Grèce, qui pousse pour que 2014 soit la date d’entrée des Balkans occidentaux dans l’UE.
2014 marquera également le centième anniversaire du début de la première guerre mondiale, déclenchée à Sarajevo en 1914, lorsqu’un étudiant, Gavrilo Princip, a assassiné l’archiduc François Ferdinand, héritier du trône de l’empire austro-hongrois.
A Sarajevo, Miguel Moratinos a rencontré le secrétaire d’État délégué Jim Steinberg. Ils ont ensemble appelé à une réforme constitutionnelle afin de réconcilier les trois entités ethniques du pays, qui apparaîssent de moins en moins enclines à poursuivre un destin commun, ont estimé les diplomates.
Les deux hommes ont dialogué le 7 avril 2010 avec Sulejman Tihic représentant du Parti d’action démocratique, Zlatko Lagumdzija du Parti social-démocrate de Bosnie-Herzégovine, et Milorad Dodik de l’Alliance des sociaux-démocrates indépendants.
« Ils ont tous dit qu’après les élections d’octobre, quelque soit leurs divergences politiques, ils travailleront ensemble, avec un but unique, celui de rejoindre l’Union européenne et l’OTAN », a déclaré le ministre des affaires étrangères espagnol lors d’une conférence de presse dans la capitale bosnienne.
Il s’agit du principal message retenu par le ministre lors des rencontres menées avec Jim Steinberg et les principaux partis musulmans, serbes et croates. Il a par ailleurs mentionné un document, discuté pendant la réunion et surnommé la « déclaration de Madrid » par les médias bosniens, qui devrait définir les engagements de la Bosnie pour qu’elle parvienne à accélérer son entrée dans l’UE et dans l’OTAN.
« Le but de l’UE est de créer les bases sur lesquelles nous pourrons agir après les élections. La Bosnie-Herzégovine doit se préparer au processus d’adhésion à l’UE, et je pense que cette déclaration est une fondation solide sur laquelle commencer », a-t-il poursuivi.
Jin Steinberg est apparu moins enthousiaste. Il a déclaré que l’UE et les États-Unis ne s’attendaient pas à des changements « du jour au lendemain » en Bosnie. Il a néanmoins souligné la détermination des objectifs du texte qui permettront de faire des progrès sur la voie de l’intégration européenne.