L'UE renonce à une partie de ses pouvoirs au sein du FMI [FR]
Les membres du Fonds monétaire international ont approuvé une proposition de réforme du système de vote dépassé de l'institution financière afin de mieux refléter l'économie mondiale.
Les membres du Fonds monétaire international ont approuvé une proposition de réforme du système de vote dépassé de l’institution financière afin de mieux refléter l’économie mondiale.
Afin de renforcer la légitimité et la crédibilité de l’institution, les membres du FMI représentant 90% des voix ont adopté une résolution, le 18 septembre 2006, contenant les projets pour une réforme en deux étapes de l’institution. En effet, actuellement, les pays qui reçoivent le plus de fonds ont en fait le moins de voix, ce qui a provoqué un mécontentement grandissant.
Dans un premier temps, les quatre pays les plus sous-représentés – la Chine, la Corée du Sud, la Turquie et le Mexique – verront leurs quote-parts légèrement augmenter. Pour la seconde étape, les 184 membres devront trouver un accord sur une nouvelle formule de calcul des quote-parts (voir EURACTIV, 31 août 2006).
Les Etats membres de l’UE ont soutenu cette stratégie en deux étapes, soulignant qu’il était « important que l’UE s’exprime d’une seule voix », même si une nouvelle formule entraînerait une perte de puissance pour certains pays européens, comme la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, qui ont jusqu’à présent tous bénéficié de quote-parts plus importantes que la Chine.
L’Inde était en tête du groupe s’opposant à cette réforme. En effet, elle a refusé le programme en deux étapes qui, selon elle, maintient la domination de l’UE et des Etats-Unis sur le FMI. Soutenu par 22 pays en voie de développement, le pays a estimé que ces réformes devraient prévoir une augmentation rapide et substantielle – au moins le triple – du total des votes, reflètant ainsi l’égalité des Etats.
Cependant, même en incluant de grands pays comme l’Inde, le Brésil, l’Argentine et l’Egypte, les 23 pays en développement ne représentent que 9,4% des voix.
Touver un accord sur la seconde phase de réforme est loin d’être garanti. En effet, les pays surreprésentés (surtout en Europe) devront alors sacrifier une partie de leurs pouvoirs.