L’UE se réjouit de la vente du réseau électrique de Vattenfall [FR]
La décision de Vattenfall, le quatrième fournisseur d’électricité allemand, de céder son réseau électrique a été applaudie à Bruxelles, où la Commission européenne ne cesse d’appeler les entreprises à céder leurs actifs liés aux activités de transport afin d’encourager la concurrence sur le marché.
La décision de Vattenfall, le quatrième fournisseur d’électricité allemand, de céder son réseau électrique a été applaudie à Bruxelles, où la Commission européenne ne cesse d’appeler les entreprises à céder leurs actifs liés aux activités de transport afin d’encourager la concurrence sur le marché.
Vattenfall Europe AG, filiale allemande du groupe d’énergie suédois, a fait savoir qu’il allait contacter dans les prochains jours des acquéreurs potentiels pour son réseau électrique à haute tension. Dans un communiqué du vendredi 25 juillet, l’entreprise disait que l’affaire devrait se conclure d’ici la fin du premier semestre 2009 au plus tard.
Cette décision a été prise « sur fond de débat politique durant depuis des mois sur la séparation entre la production d’électricité et la propriété des réseaux de distribution », a rappelé Vattenfall.
Andris Piebalgs, commissaire européen à l’Energie, a salué l’annonce de Vattenfall en indiquant que cette décision correspondait parfaitement à l’esprit des propositions sur la libéralisation du marché de l’énergie qu’il avait avancées en septembre 2007. « Je suis convaincu que la vente de ce réseau de transport énergétique va profiter à la fois aux consommateurs et aux compagnies électriques, en introduisant davantage de concurrence et de liberté de choix », a dit M. Piebalgs.
Le groupe énergétique suédois a déclaré qu’il cherchait des investisseurs qui sauront faire des investissements importants dans l’extension du réseau et promouvoir l’intégration européenne du marché de l’électricité tout en continuant à assurer un accès au réseau pour tous.
Plusieurs arguments ont poussé la Commission à accélérer le démantèlement des champions nationaux de l’énergie, notamment les inquiétudes quant à l’accès aux réseaux d’énergie des sociétés souhaitant entrer sur les autres marchés d’électricité européens. Selon la Commission, les entreprises intégrées qui possèdent plusieurs réseaux de transmission et qui produisent de l’électricité ont un intérêt personnel légitime à empêcher leurs concurrents d’accéder à leur réseau.
La décision de Vattenfall intervient après une déclaration similaire du géant allemand de l’énergie E.ON en février dernier en vue de mettre fin aux investigations européennes actuelles dans le secteur de l’électricité. Cela avait suscité le courroux de l’Allemagne, qui bataillait contre les plans de démantélement des sociétés énergétiques formulés par la Commission (EURACTIV 29/02/08).
Le débat sur les propositions de la Commission font rage à Bruxelles depuis septembre dernier. Ils opposent les tenants d’une libéralisation complète du secteur de l’électricité (comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas) à un groupe de 8 pays menés par la France et l’Allemagne, qui souhaitaient maintenir des sociétés énergétiques plus fortes et intégrées verticalement.
Un compromis tenant compte des inquiétudes françaises et allemandes a été trouvé en juin. Les experts juridiques des Etats membres du Conseil des Ministres sont en train de finaliser l’accord (EURACTIV 9/06/08), dont la version finale pourrait être présentée début janvier, sous la présidence tchèque.