L’UE sous pression pour répondre au stress hydrique lié au changement climatique [FR]
Hier 5 novembre, il a été demandé à l’UE de mettre l’accent sur la question de l’eau dans les efforts internationaux visant à s’adapter au changement climatique, alors que l’Europe est de plus en plus confrontée à des périodes de sécheresse et à des pénuries d’eau en raison du réchauffement climatique.
Hier 5 novembre, il a été demandé à l’UE de mettre l’accent sur la question de l’eau dans les efforts internationaux visant à s’adapter au changement climatique, alors que l’Europe est de plus en plus confrontée à des périodes de sécheresse et à des pénuries d’eau en raison du réchauffement climatique.
Dans un discours lors d’un sommet sur l’eau organisé à Bruxelles par le think tank Friends of Europe et par European Water Partnership, Ger Bergkamp du Conseil mondial de l’eau a indiqué que l’UE devrait s’assurer que l’eau figure en bonne place à l’ordre du jour de la conférence des Nations unies sur le climat qui doit se dérouler l’an prochain à Copenhague.
Les travaux ont déjà bien avancé, mais l’UE est quasiment absente des discussions internationales, a signalé M. Bergkamp.
Les participants se sont mis d’accord sur le fait que le « changement de paradigme » envers une prise de conscience accrue du rôle joué par la politique de l’eau sur l’adaptation au changement climatique doit être liée à un champ de vision mondial élargi. Le représentant du gouvernement chinois a d’ailleurs appelé l’Europe à mener le monde vers la promotion de la coopération internationale en vue d’économiser les ressources en eau.
Peter Gammeltoft, directeur intérimaire de l’eau, des produits chimiques et de la cohésion auprès de la DG Environnement de la Commission, a confirmé cette ambition, indiquant que l’Europe voulait jouer un rôle de premier plan similaire sur la question de l’adaptation que sur celle de l’atténuation des incidences du changement climatique.
M. Gammeltoft a affirmé que la Commission travaillait actuellement sur des initiatives destinées à renforcer la capacité d’adaptation de l’Union au changement climatique. Elle discute de questions telles que l’atténuation de l’impact sur la santé des citoyens et la diminution de la vulnérabilité par le biais d’une meilleure gestion de l’espace, un domaine qui peut produire des résultats significatifs à court terme. Les Européens devront tout particulièrement adapter leur gestion des terrains agricoles face aux nouvelles conditions climatiques, a déclaré M. Gammeltoft.
Le changement climatique n’est pas la seule raison à l’origine du manque d’eau en Europe, a souligné M. Gammeltoft , appelant à de nouvelles stratégies pour répondre à une trop grande demande en eau. Des mesures d’incitation pour économiser l’eau, pour promouvoir une fixation des prix efficaces et pour fixer des normes en matière de construction et de production d’appareils électro-ménagers qui utiliseraient moins d’eau permettraient de réaliser des économie considérables en eau, a-t-il indiqué.
Il s’agit désormais d’intégrer la question de l’eau à un grand nombre de mesures, a-t-il déclaré, en reconnaissant qu’il y a un lien entre l’eau et les économies d’énergie ainsi qu’une série de secteurs concernés par la politique de la gestion de l’eau.
L’UE dispose déjà d’un vaste arsenal législatif sur la politique de l’eau, qui a été englobé dans une seule stratégie générale suite à l’adoption en 2000 de la directive-cadre sur l’eau (DCE). Alors que la directive définit l’eau comme un service d’intérêt général, elle ne reconnaît pas l’accès à l’eau potable et au système sanitaire comme un droit de l’homme, comme l’ont demandé de nombreuses entreprises, ONG et institutions, notamment la DG Environnement.
L’exécutif européen travaille actuellement à un Livre Blanc sur l’adaptation au changement climatique qui répondra également au problème du manque d’eau.