L’Union européenne fait pression sur la Biélorussie

Alors que les dirigeants européens sont à Varsovie pour discuter de la politique de voisinage vers l’Est, l’Union européenne a décidé d’arrêter de coopérer avec la Biélorussie tant que les prisonniers politiques ne seront pas libérés.

EURACTIV.fr

Alors que les dirigeants européens sont à Varsovie pour discuter de la politique de voisinage vers l’Est, l’Union européenne a décidé d’arrêter de coopérer avec la Biélorussie tant que les prisonniers politiques ne seront pas libérés.

Le message du président du Conseil européen est clair. Dans un communiqué de presse, il déclare qu’il ne est pas possible de « réengager pleinement le processus de rapprochement sans des progrès manifestes vers la démocratisation et le respect des droits de l’Homme » en Biélorussie.

Régime répressif

L’Union européenne tape ainsi du poing sur la table contre l’attitude du dernier dictateur d’Europe, Alexander Lukashenko au pouvoir depuis 1994. Tout en cherchant le soutien financier européen, il continue dans le même temps de réprimer toute forme d’opposition démocratique.

Herman Van Rompuy a demandé la libération « immédiate » de tous les prisonniers politiques.

A l’issue de l’élection présidentielle et des manifestations spontanées qui ont contesté la réélection de Lukashenko avec près de 80% des voix, des centaines de personnes avaient été arrêtées et certaines sont toujours détenues, sans avoir été jugées.

Sanctions

Le président du Conseil, qui a rencontré des représentants de l’opposition dont une partie vit en exil à Varsovie ou Vilnius, a rajouté que l’Union européenne se tenait « prête à réagir de façon appropriée ».

Ces déclarations ont lieu alors que les Vingt-Sept discutent actuellement de l’avenir du partenariat oriental de l’UE, créé pour améliorer la coopération avec l’Ukraine, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Moldavie, l’Arménie et la Biélorussie. 

L’arme économique

L’économie biélorusse est touchée par une grave crise économique depuis plusieurs mois avec une inflation dépassant les 30% sur un an.

Proche voisin, la Pologne cherche à utiliser cette situation pour forcer le régime à des concessions. Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a ainsi proposé une aide financière en échange d’ouverture et d’élections libres. Mais Alexander Lukashenko arrive encore à trouver d’autres soutiens. A la mi-septembre, la Chine a octroyé un prêt d’un milliard de dollar à Minsk.