La Belgique va introduire des quotas de genre dans la direction des entreprises publiques

La Belgique avait introduit dès 2011 des quotas de femmes dans les conseils d'administration

EURACTIV.com
Le Premier ministre belge Bart De Wever [Dursun Aydemir/Anadolu via Getty Images]

Un tiers des sièges des conseils d’administration et des comités exécutifs des entreprises publiques belges devront être occupés par des femmes, conformément aux nouvelles règles adoptées cette semaine par le gouvernement fédéral.

Cette décision, rapportée par l’agence de presse belge Belga, s’appuie sur des réformes antérieures et fait suite à des semaines de négociations, le gouvernement n’étant pas parvenu à un consensus sur les propositions visant à fixer des quotas plus élevés et à étendre ces règles aux entreprises privées.

Le ministre de l’Égalité du parti socialiste flamand Vooruit, Rob Beenders, a déclaré que les entreprises publiques devraient se conformer « à court terme » à cette directive, selon le média flamand VRT.

Le gouvernement, dirigé par le politicien flamand de droite Bart De Wever, n’a pas donné de calendrier précis pour la mise en œuvre de cette mesure.

En 2011, la Belgique a été l’un des premiers pays au monde à introduire un quota légal de 33 % de femmes au sein des conseils d’administration. À l’époque, moins de 10 % des membres des conseils d’administration étaient des femmes, alors qu’en 2025, ce chiffre s’élève à 37 %.

Au cours de la même période, le nombre de conseils d’administration ne comptant aucune femme est passé de 62 à 2.

Pour Rob Beenders, cette mesure ne doit être que temporaire, le temps que le situation évolue. En mars, il avait proposé que ce quota atteigne 40% et qu’il soit étendu aux entreprises privées.

Ces propositions s’étaient toutefois heurtées à des résistances au sein de la coalition gouvernementale, certains faisant savoir que ces quotas étaient trop intrusifs, et que les entreprises devaient être libres de nommer leurs dirigeants sur le base de leur mérite.