La Chine envisage de participer au sauvetage de la zone euro

  Le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a déclaré que Beijing envisageait de participer davantage aux fonds de sauvetage de la zone euro, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le futur Mécanisme européen de stabilité (MES).

EURACTIV.com / Reuters
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Le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a déclaré que Beijing envisageait de participer davantage aux fonds de sauvetage de la zone euro, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le futur Mécanisme européen de stabilité (MES).

M. Wen a fait cette déclaration hier (2 février), lors d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande, Angela Merkel, en visite à Beijing. Il n'a toutefois pris aucun engagement financier explicite. Il a affirmé que la Chine, qui a déjà fait ce genre de déclarations favorables sans s'engager par le passé, envisageait différentes options pour aider l'Europe davantage.

Au même moment, les ambassadeurs qui représentent les 17 pays de la zone euro ont signé le traité MES à Bruxelles, ce qui devrait permettre à ce fonds de sauvetage permanent de 500 milliards d'euros d'entrer en vigueur dès le mois de juillet.

Le MES a pour objectif de remplacer le FESF, un fonds temporaire qui a été utilisé pour renflouer l'Irlande et le Portugal et qui contribuera au second programme d'aide à la Grèce.

M. Wen a déclaré qu'il était crucial de résoudre la crise de la dette et que Beijing souhaitait soutenir l'Europe dans ses efforts pour stabiliser l'euro. Il a également exhorté les Européens à réduire leur dette, à mettre en oeuvre des réformes économiques structurelles et à s'entraider.

Le premier ministre n'a pas précisé si la Chine participerait aux efforts du Fonds monétaire international pour trouver des fonds, mais il a affirmé être en faveur d'un rôle accru du FMI dans la lutte contre la crise de la dette en Europe.

Mme Merkel a déclaré à la presse que les dirigeants chinois avaient à nouveau souligné que les leaders européens devaient d'abord prendre des mesures pour résoudre la crise dans la zone euro.

En amont de la visite de Mme Merkel, peu d'observateurs s'attendaient à des engagements spécifiques et voyaient davantage cette visite comme un exercice visant à renforcer la confiance de la Chine alors que l'Allemagne tente de s'assurer que Beijing soutiendra l'euro en péril.