La croissance française ralentit mais l’inflation devrait baisser
L’Insee a publié les estimations de croissance mercredi (7 septembre), qui prévoient un taux de croissance de 0,2 % au troisième trimestre 2022, suivi d’une stagnation (+0,0 %) pour le quatrième trimestre.
L’institut de statistique publique français (INSEE) a annoncé un fort ralentissement de la croissance en France pour les mois à venir, mais réévalue à la hausse la prévision de croissance sur l’année entière.
L’Insee a publié les estimations de croissance mercredi (7 septembre), qui prévoient un taux de croissance de 0,2 % au troisième trimestre 2022, suivi d’une stagnation (+0,0 %) pour le quatrième trimestre.
Des chiffres en baisse par rapport au deuxième trimestre de l’année (+0,5 %) mais aussi par rapport aux calculs faits plus tôt dans l’année, qui, en juin dernier, tablaient plutôt sur une croissance à + 0,3 % pour les deux derniers trimestres.
La croissance sur l’année entière devrait s’établir à +2,6 % selon l’Institut, qui se montre plus optimiste qu’en juin dernier, lorsqu’il annonçait une croissance à +2,3 %. Elle aurait notamment été soutenue par le tourisme estival, selon le chef du département conjoncture de l’Insee Julien Pouget, qui s’exprimait en conférence de presse mercredi.
Une lecture de la situation économique plus optimiste que la Banque de France, qui table sur une croissance de 2,2 % sur l’année 2022. L’année 2023 verra quant à elle la croissance tomber à 1,2 % selon les calculs de la Banque de France, soit 0,7 points de moins qu’en 2019, avant la Covid-19.
L’Insee a également revu ses estimations des chiffres de l’inflation pour 2022, qui devrait être de 5,3 % contre une inflation à + 5,5 % annoncée en juin. Mais l’inflation dans le secteur de l’alimentation devrait se confirmer à un taux très élevé, autour de 12 %.
Une inquiétude est exprimée par l’Insee quant aux risques de suspensions de certaines activités en raison de la hausse importante des prix de l’énergie.
Autant d’éléments qui ont pesé sur le pouvoir d’achat des ménages, en recul de 0,5 % sur l’année. Les mesures gouvernementales telles que les revalorisations du SMIC et des salaires des fonctionnaires auraient permis de limiter que cette baisse ne soit plus importante.
[Théo Bourgery-Gonse a contribué à la rédaction de cet article]