La France devrait annoncer de nouvelles mesures de réduction de son déficit, selon Guéant

Le secrétaire général de l’Elysée en a indiqué le principe dans un entretien accordé au Financial Times.

/ EURACTIV.fr

Le secrétaire général de l’Elysée en a indiqué le principe dans un entretien accordé au Financial Times.

Le gouvernement devrait faire de nouvelles annonces de réduction budgétaire d’ici l’été. Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, l’indique dans un entretien accordé au Financial Times lundi 21 juin. Après l’annonce faite par le premier ministre François Fillon de réduire de 100 milliards le déficit public d’ici 2013, Claude Guéant a affirmé qu’il y aurait « d’autres annonces. Nous devons faire plus, bien plus », a-t-il ajouté.

Celles-ci devraient intervenir après la présentation de la révision générale des politiques publiques (RGPP) au début du mois de juillet.

Sans donner plus de précision sur le contenu des réformes, Claude Guéant a indiqué qu’elles seraient incluses dans le projet de budget sur trois ans qui sera présenté au Parlement à l’automne. Il souligne que l’Allemagne ne met pas en place un agenda budgétaire aussi rigoureux que la France.

Selon le quotidien britannique, des économistes évoqueraient la possibilité pour le gouvernement de geler les salaires des fonctionnaires.

Gouvernance économique

«Nul ne peut dire que nous ne sommes pas courageux», ajoute-t-il, en parlant de la réforme des retraites engagée par le gouvernement français. «Ce n’est pas facile, mais les gens savent que nous ne pouvons pas rester immobiles», poursuit-il. 

Interrogé sur la relation franco-allemande, il concède que l’Allemagne a mis trop de temps à se décider sur le plan d’aide à la Grèce. «Mais cela n’a pas empêché la conclusion d’un accord», poursuit-il. «Nous ne devons pas sous-estimer les difficultés domestique et même institutionnelles dans les pays.»

Il affirme également l’importance de mettre en place une gouvernance économique. «Si l’harmonisation est nécessaire entre les 27, elle l’est encore plus entre les 16 [pays de la zone euro] parce que nous partageons la même monnaie», dit le secrétaire général de l’Elysée.

Enfin, il réaffirme la position, désormais classique, de la France sur la concurrence. «La concurrence est un principe sain. (…) Mais cela ne veut pas dire que l’Europe soit obligée de tolérer le comportement d’autres pays qui ne s’imposent pas les mêmes contraintes que nous nous imposons à nous-mêmes. La concurrence n’est pas un dogme. Nous sommes absolument pour la concurrence, mais elle doit être juste.» Une allusion à peine voilée à la taxe carbone aux frontière que Nicolas Sarkozy défend depuis son arrivée à l’Elysée.