La ministre allemande de la défense veut une "armée du futur"
La ministre allemande de la défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, et l'inspecteur général de la Bundeswehr (armée allemande), Eberhard Zorn, ont présenté aux députés un rapport exposant une proposition visant à moderniser l'armée du pays.
La ministre allemande de la défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, et l’inspecteur général de la Bundeswehr (armée allemande), Eberhard Zorn, ont présenté aux députés un rapport exposant une proposition visant à moderniser l’armée du pays.
Le document affirme qu’il est « temps de penser différemment« , en préconisant une restructuration et une réorientation des achats militaires.
Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK) et Eberhard Zorn écrivent tous deux que l’objectif serait « un approvisionnement moderne, qui se concentre sur ses fonctions essentielles« . Il comprendrait « des processus entièrement numériques et un approvisionnement indépendant pour la Bundeswehr« .
La proposition comprend également un appel à la création de nouveaux organes de sécurité, dont un Conseil national de sécurité et un Conseil consultatif fédéral de sécurité au sein du ministère de la défense.
Le document délimite les problématiques fondamentales de l’armée, notamment le manque de finances, une orientation « unilatérale » des missions étrangères et la gestion des crises internationales. En ce qui concerne le budget en particulier, les deux auteurs se félicitent de l’augmentation des dépenses de défense ces dernières années, mais notent qu’elles restent inférieures à l’objectif de 2 % fixé par l’OTAN.
Ils déclarent également que sans garantie d’une augmentation constante des dépenses, la Bundeswehr allemande sera confrontée à une incertitude permanente en matière d’approvisionnement et n’aura pas non plus la possibilité d’engager du personnel talentueux, un problème qui n’a été correctement résolu que ces dernières années.
AKK et Zorn ont également souligné la situation actuelle en matière de sécurité ainsi que la place de l’Allemagne dans ce domaine.
Ils affirment que l’Allemagne est un « pays d’appui » pour les petits partenaires, une « plateforme » pour la logistique de l’OTAN et un « premier intervenant » pour l’UE et les frontières extérieures de l’OTAN. Outre la nécessité d’améliorer la capacité militaire pour remplir ce rôle varié, les deux affirment qu’il est également nécessaire de répondre aux attentes des alliés.
[édité par Mathieu Pollet]