La Pologne veut avoir son mot à dire dans les réunions de la zone euro

La Pologne, qui fait partie de l'UE mais reste en dehors de la zone euro, a prévenu hier (24 janvier) qu'elle pourrait ne pas signer le nouveau traité portant sur des règles budgétaires plus strictes si elle ne pouvait pas assister aux réunions des 17 Etats qui partagent la monnaie unique.

EURACTIV.com / Reuters
Donald Tusk_Picnik.jpg
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La Pologne, qui fait partie de l'UE mais reste en dehors de la zone euro, a prévenu hier (24 janvier) qu'elle pourrait ne pas signer le nouveau traité portant sur des règles budgétaires plus strictes si elle ne pouvait pas assister aux réunions des 17 Etats qui partagent la monnaie unique.

Les dirigeants européens devraient approuver la version finale du traité lors du sommet du 30 janvier prochain. Ce pacte a pour objectif de renforcer les règles budgétaires, notamment dans les pays endettés de la zone euro. Le premier ministre polonais, Donald Tusk, a toutefois fait savoir qu'il réclamerait des concessions.

« Si la Pologne ne se voit pas accorder le statut de participant aux réunions de la zone euro, ce qui nous permettrait d'avoir le sentiment d'être impliqués dans le processus de prise de décision […] il nous sera difficile de signer le pacte budgétaire », a-t-il affirmé.

« Nous n'accepterons pas une telle configuration. »

M. Tusk se lance dans une bataille qui s’annonce difficile, dans la mesure où la France s'oppose fermement à la participation des Etats en dehors de la zone euro aux réunions des pays qui partagent la monnaie unique.

La Grande-Bretagne a déjà fait savoir qu'elle ne signerait pas ce nouvel accord intergouvernemental qui est ouvert à ratification pour les pays en dehors de la zone euro.

La Pologne souhaite quant à elle se joindre aux signataires, notamment pour mettre en exergue sa réussite économique relative et sa stabilité malgré les turbulences du marché. Il s'agit du seul pays de l'UE à avoir évité la récession depuis le début de la crise économique mondiale en 2008.

Le gouvernement de centre-droit de M. Tusk affirme qu'en maintenant à l'écart les pays en dehors de la zone euro, le risque d'aboutir à une Europe à deux vitesses n'en est que plus grand.