La Serbie prépare sa candidature à l’UE [FR]

Alors que l’optimisme grandit en amont de l’arrivée à Belgrade demain (4 novembre) du procureur principal de la Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), le président serbe Boris Tadi? a annoncé que son pays pourrait remettre sa candidature à l’adhésion de l’UE avant la fin de l’année.

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Alors que l’optimisme grandit en amont de l’arrivée à Belgrade demain (4 novembre) du procureur principal de la Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), le président serbe Boris Tadi? a annoncé que son pays pourrait remettre sa candidature à l’adhésion de l’UE avant la fin de l’année.

M. Tadi? a déclaré lundi qu’il existait une possibilité que la Serbie soumette sa demande d’adhésion à l’UE dès la fin de l’année.

Actuellement, nous réfléchissons avec beaucoup de précaution à la bonne date pour officialiser notre candidature, et cela arrivera probablement avant la fin de l’année, a déclaré à l’agence de presse italienne Ansa M. Tadi?.

Phrase magique

Selon la presse serbe, un optimisme modéré règne à Belgrade en amont de la visite cruciale du procureur en chef du TPIY Serge Brammertz, qui passera mercredi et jeudi dans la capitale serbe. Une phrase magique est attendue de sa part, permettant à La Haye de lever son veto sur la ratification de l’Accord de stabilisation et d’association (ASA). Cela ouvrirait la voie à une soumission par Belgrade de sa demande d’adhésion à l’UE, malgré le fait que deux criminels de guerre reconnus, Ratko Mladi? et Goran Hadži?, soient toujours en cavale.

Les autorités serbes apporteront des informations sur leurs efforts pour la capture des fugitifs et elles sont à même de convaincre le procureur en chef du TPIY de la bonne volonté du pays, rapporte la presse de Belgrade.

Un fonctionnaire de la coalition au pouvoir, Dragoljub Mi?unovi?, a été cité, affirmant que le Néerlandais ressent également le besoin de sortir de l’impasse et de trouver une solution.

Les Pays-Bas ne veulent pas être considérés comme nos ennemis et ils ne souhaitent pas que nous les regardions comme des personnes xénophobes et vindicatives. Ils cherchent également une échappatoire à la situation actuelle. Il existe des réserves quant à l’élargissement de l’UE dans certains partis néerlandais, et donc M. Mladi? pourrait être utilisé par eux comme un alibi, a affirmé M. Mi?unovi?, cite par le quotidien Blic.

Au même moment, le ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt, dont le pays occupe la présidence tournante de l’UE, a déclaré que la demande serbe pour une adhésion à l’UE n’était pas à l’ordre du jour de l’Union.