L'activité économique française moins dynamique qu'espéré en 2023
Une sortie d'inflation « sans récession »: la Banque de France a dit mardi s'attendre à une économie légèrement moins dynamique qu'espéré en 2023, avant une accélération graduelle jusqu'en 2026 à mesure que les prix continuent de s'assagir.
Une sortie d’inflation « sans récession » : la Banque de France a dit mardi (19 décembre) s’attendre à une économie légèrement moins dynamique qu’espéré en 2023, avant une accélération graduelle jusqu’en 2026 à mesure que les prix continuent de s’assagir.
La Banque de France table désormais sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,8 % en 2023, contre 0,9 % jusqu’ici, marquant un fort ralentissement par rapport à 2022 (+2,5 %).
Cette révision tient compte d’un troisième trimestre dans le rouge (-0,1 %), pénalisé par des investissements et une consommation des ménages sans vigueur.
« C’est un ralentissement incontestable, mais ce n’est pas une récession qu’on craignait il y a un an, c’est-à-dire une croissance négative », a commenté le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, sur France Inter.
L’économie connaît « une navigation difficile » depuis le Covid et l’invasion russe de l’Ukraine, a-t-il constaté, mais « le brouillard commence à se dissiper un peu ».
La croissance devrait accélérer progressivement à 0,9 % en 2024, puis 1,3 % en 2025 et 1,6 % en 2026 grâce à la poursuite de la désinflation amorcée cette année, selon la Banque de France.
L’inflation atteindrait 5,7 % en moyenne annuelle en 2023 et tomberait à 2,5 % en 2024, mesurée selon l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) permettant la comparaison entre pays européens.
Outre les taux élevés décidés par la Banque centrale européenne (BCE) pour refroidir les prix, ce reflux s’explique par une décrue des prix alimentaires et énergétiques, tandis que ceux des services seraient tirés par les hausses salariales.
L’inflation continuerait de diminuer ensuite, à 1,8 % en 2025 et 1,7 % en 2026.
« Ce n’est pas seulement une prévision, c’est un engagement : nous allons ramener l’inflation vers 2 % d’ici 2025 au plus tard », a déclaré François Villeroy de Galhau.
Cette désinflation, constatée aussi en zone euro, soutiendra le pouvoir d’achat des Français et devrait permettre à la BCE de baisser ses taux « à un moment en 2024 », après leur maintien un certain temps sur « un plateau », a-t-il ajouté.
Plus optimiste que la Banque de France, le gouvernement table sur 1 % de croissance en 2023 et 1,4 % en 2024.