L'ancien président catalan Carles Puigdemont accuse Marine Le Pen d’être une « marionnette » de Vox

L’ancien président catalan Carles Puigdemont, a accusé Marine Le Pen d’agir comme une « marionnette des franquistes » du parti d’extrême droite espagnol Vox, réagissant à une interview dans laquelle elle remettait en question son séjour dans le sud de la France.

EFE avec EURACTIV.com
Former Catalan president Puigdemont campaigns in Brussels for European Parliament elections
Mme Le Pen a déclaré que si son parti remporte les prochaines élections législatives en France début juillet et que Jordan Bardella obtient le poste de Premier ministre, M. Puigdemont ne pourra plus continuer à vivre en France. [[EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]]

L’ancien président catalan Carles Puigdemont, chef du parti séparatiste de droite Ensemble pour la Catalogne (JxCat), a accusé la figure de proue du Rassemblement national, Marine Le Pen, d’agir comme une « marionnette des franquistes » du parti d’extrême droite espagnol Vox. Il a réagi à une interview dans laquelle elle remettait en question son séjour dans le sud de la France.

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, M. Puigdemont a réagi à l’interview accordée par Mme Le Pen à El Periódico de España, dans laquelle elle qualifiait d’« humiliant » le fait que M. Puigdemont ait installé son siège politique dans le sud de la France lors de la campagne pour les dernières élections catalanes.

Mme Le Pen a déclaré que si son parti remporte les prochaines élections législatives en France début juillet et que Jordan Bardella obtient le poste de Premier ministre, M. Puigdemont ne pourra plus continuer à vivre en France.

« Je peux vous dire que si nous gagnons les élections, cette situation ne durera pas longtemps. Nous serons implacables avec tous ceux qui attaquent les institutions légitimes de leur pays, surtout s’il s’agit de pays amis et partenaires », a déclaré Mme Le Pen dans l’interview, comme l’a rapporté EFE.

M. Puigdemont a réagi sur X en publiant une photo de lui à côté de l’entrée d’une station de métro parisienne.

« Non seulement j’ai l’intention de revenir, mais je m’opposerai à toutes les tentatives d’application des lois franquistes qui entravent la liberté de circulation des citoyens européens », a déclaré M. Puigdemont, ajoutant que Mme Le Pen « s’est comportée comme une marionnette des franquistes de Vox ».

Santiago Abascal, leader de Vox, et Mme Le Pen sont des amis proches. La cheffe du Rassemblement national s’est récemment rendue en Espagne pour soutenir Vox dans le cadre de la campagne électorale européenne.