Le Brexit commence à séduire le patronat britannique

Le soutien des grandes entreprises britanniques au maintien du Royaume-Uni dans l'UE reste majoritaire, mais a baissé au cours des six derniers mois, selon une étude publiée lundi par le cabinet Deloitte.

EURACTIV France avec l'AFP
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Le soutien des grandes entreprises britanniques au maintien du Royaume-Uni dans l’UE reste majoritaire, mais a baissé au cours des six derniers mois, selon une étude publiée lundi par le cabinet Deloitte.

D’après ce sondage, 62 % des directeurs financiers des 137 groupes interrogés jugent qu’il est dans l’intérêt des entreprises britanniques que le Royaume-Uni reste au sein de l’Union européenne. Ce soutien était de 74 % il y a six mois.

Quelque 28 % estiment que leur avis dépendra d’éventuelles concessions que le Premier ministre conservateur David Cameron obtiendra lors du Conseil européen de février prochain. Environ 6 % jugent qu’il est dans l’intérêt des entreprises que le pays quitte l’UE et 4 % se disent indécis.

Les entreprises, qui s’inquiètent de se retrouver hors du marché unique de libre-échange, ont jusqu’ici soutenu pleinement la campagne en faveur de l’UE. Outre les échanges commerciaux, un Brexit empêcherait Londres de rester une capitale financière incontournable sur la scène mondiale.

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L’auteur de l’étude, Ian Stewart, a expliqué que la baisse relative du soutien des grandes entreprises à l’appartenance européenne reflétait « un plus grand scepticisme de la part du public britannique lors du second semestre 2015 ».

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La question de Deloitte a été soumise dans le cadre d’une enquête périodique auprès des directeurs financiers de 24 entreprises intégrées à l’indice vedette FTSE 100, de 62 entreprises de l’indice du deuxième tableau FTSE 250 et d’entreprises non cotées ainsi que de filiales britanniques d’entreprises cotées à l’étranger.

D’après un sondage distinct effectué par le quotidien Financial Times auprès de 100 économistes, aucun d’entre eux ne pense qu’une sortie de l’UE serait profitable à la croissance britannique.

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Les trois quarts des économistes sondés prévoient au contraire des conséquences délétères pour l’économie britannique d’un éventuel Brexit.

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