Le FN accuse Martin Schulz d'avoir lancé l'affaire des assistants parlementaires

Florian Philippot, vice-président du Front national, a accusé jeudi l'ancien président du Parlement européen Martin Schulz d'être à l'origine de l'enquête visant le parti d'extrême droite concernant d'éventuels emplois fictifs.

AFP
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« On sait qui [a informé la presse] », a dit Florian Philippot sur CNews, « il est venu devant toutes les caméras de France ». [<a href="https://www.flickr.com/photos/european_parliament/21276735231/in/photolist-ciN83y-ciN1Xu-ciMZyE-BTekZD-yq9Q7B-ExLsc4" target="_blank" rel="noopener">[European Parliament/Flickr]</a>]

Florian Philippot, vice-président du Front national, a accusé jeudi l’ancien président du Parlement européen Martin Schulz d’être à l’origine de l’enquête visant le parti d’extrême droite concernant d’éventuels emplois fictifs.

« On sait qui [a informé la presse] », a dit Florian Philippot sur CNews, « il est venu devant toutes les caméras de France ».

« Il s’appelle Martin Schulz. (…) Un beau jour, il est venu avec une liste et il a dit qu’on ne pouvait pas être collaborateur parlementaire d’un député européen FN et en même temps avoir une responsabilité dans le parti », a poursuivi le numéro deux du FN.

Affirmant qu’il s’agit d’une règle « inventée » par l’actuel président des sociaux-démocrates allemands, Florian Philippot a relevé que « 30 autres députés français de gauche, de droite et du centre faisaient la même chose », estimant que cette pratique n’était « probablement pas illégale ».

Refusant toute accusation de détournement de fonds publics, le vice-président du FN a ajouté qu’il était « normal » qu’on ait « le droit d’être militant et assistant parlementaire » d’un député.

Emplois fictifs

Le FN et sa présidente Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, sont soupçonnés d’avoir eu recours à des emplois fictifs d’une vingtaine d’assistants à Strasbourg.

En cause, la présence de ces collaborateurs dans un organigramme du parti en France, qui peut faire douter de leur emploi effectif à l’assemblée européenne.

Le Parlement européen a lancé des procédures de recouvrement pour un total de 1,1 million d’euros, par le biais de prélèvements sur les indemnités de six eurodéputés frontistes, dont Marine Le Pen (environ 340.000 euros) et son père, Jean-Marie Le Pen (environ 320.000 euros).

Dans le cadre de l’enquête instruite à Paris, deux assistants parlementaires, dont l’une des plus proches collaboratrices de Marine Le Pen, Catherine Griset, ont été mis en examen.

Marine Le Pen a elle-même été convoquée en vue d’une possible mise en examen, mais elle a invoqué son immunité parlementaire pour refuser d’y répondre.