Le fonds de stabilité financière lèvera prochainement entre 3 et 5 milliards

La première émission obligataire est attendue la semaine prochaine, a annoncé le FESF dans un communiqué.

EURACTIV.fr

La première émission obligataire est attendue la semaine prochaine, a annoncé le FESF dans un communiqué.

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a annoncé, lundi 18 janvier, avoir mandaté Citibank, HSBC et la Société générale pour réaliser sa première émission obligataire, de trois à cinq milliards d’euros à cinq ans, attendue la semaine prochaine.

Cette émission de référence fait partie du programme d’aide financière destiné à l’Irlande, a précisé le FESF dans un communiqué.

« En 2011 et 2012, le FESF levera jusqu’à 26,5 milliards d’euros sur les marché de capitaux dans le cadre du programme de soutien à l’Irlande, qui comprend deux autres émissions de trois à cinq milliards d’euros dans le courant de l’année », lit-on dans le communiqué.

Le FESF est noté AAA par les trois agences de notation, Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s.

Le directeur général du fonds, Klaus Regling, a indiqué que la première émission du FESF serait une importante opération pour les marchés et pour la zone euro.

Augmentation du fonds

« Je suis persuadé que la position solide de ces établissements internationaux très respectés par le marché garantira le succès de notre première émission, ce qui aidera à rétablir la stabilité des marchés de dette souveraine et à protéger l’euro », a-t-il dit.

Basé au Luxembourg, le FESF a été créé l’année dernière par l’Union européenne pour apporter une sécurité financière aux pays de la zone euro en difficulté.

Les ministres des Finances de la zone euro ont évoqué, mardi 18 janvier, une augmentation de la dotation du fonds, bien que la France ait prévenu qu’aucun plan définitif ne serait adopté avant le mois de mars.

Une enquête réalisée par Reuters auprès d’analystes et publiée lundi montre que la capacité du FESF aurait besoin d’être augmentée par rapport aux 440 millions d’euros actuels afin de faire face aux éventuelles demandes qu’il pourrait recevoir. La capacité médiane nécessaire qui ressort de l’enquête s’élève à 700 millions d’euros.

Les marchés s’attendent à ce que le Portugal, et peut-être aussi l’Espagne, soient contraints de demander à l’Union européenne une aide financière similaire à celle obtenues par la Grèce et l’Irlande l’année dernière.