Le Portugal va recevoir une nouvelle tranche d’aide de 4,1 milliards d’euros
Un an après le sauvetage financier du pays, le gouvernement portugais a passé avec succès la dernière batterie de tests du FMI et de l’UE. Le ministre des Finances rappelle toutefois que tous les risques ne sont pas dissipés.
Un an après le sauvetage financier du pays, le gouvernement portugais a passé avec succès la dernière batterie de tests du FMI et de l’UE. Le ministre des Finances rappelle toutefois que tous les risques ne sont pas dissipés.
L’UE et le FMI devraient recommander le paiement d’une nouvelle tranche d’aide de 4,1 milliards d’euros au Portugal, qui a réussi la quatrième série de tests liés au plan d’aide de 78 milliards d’euros accordé par l’Union européenne et le Fonds monétaire international en 2011.
Après ce versement, le pays aura utilisé 75% des fonds prévus.
Réformes structurelles
L’annonce a été faite par le ministre des Finances, Vitor Gaspar, qui s’est engagé à tenir les objectifs fixés, malgré les risques économiques et sociaux persistants. Il a souligné que tout ce qui avait été prévu par le plan était respecté à ce stade et qu’une baisse du déficit budgétaire à 4,5% du produit intérieur brut cette année était « viable ».
Des réformes structurelles sont encore au programme ainsi que de nouvelles privatisations. Le Portugal a déjà adopté d’importantes mesures d’austérité, dont des hausses d’impôts, des baisses de salaires pour les fonctionnaires et des réformes du marché du travail et du système juridique.
La prévision de ratio d’endettement a toutefois été relevée de trois points pour cette année, à 118% du PIB.
Risques espagnols
De nombreux économistes estiment que le pays pourrait avoir besoin d’une aide supplémentaire, mais les responsables portugais assurent régulièrement qu’ils n’ont besoin ni de fonds, ni d’un délai. Le plan d’aide « correspond aux besoins d’ajustement économique du pays », a répété Vitor Gaspar.
Le Portugal demeure le deuxième pays le plus risqué de la zone euro en terme de rendement des obligations souveraines, derrière la Grèce, et les économistes craignent qu’il ne soit durement affecté si Athènes devait renoncer à la monnaie unique.
La crise de son voisin espagnol est aussi une source de préoccupation majeure.
Chômage endémique
La principale épée de Damoclès n’en reste pas moins la hausse du chômage à un niveau record, ce qui risque de faire sortir le Portugal des clous de la réduction du déficit budgétaire en augmentant considérablement le montant des indemnités à verser.
Selon les chiffres publiés par l’institut européen des statistiques, le chômage a atteint 15,2% en avril. Le gouvernement a revu à la hausse ses propres prévisions vendredi 1er juin, à 15,5% fin 2012 et 16% en 2013.