Le sauvetage de la Grèce ne tient qu’à un fil
Les négociations avec les créanciers privés et publics de la Grèce n’ont pas pu être bouclées comme prévu. Les nouvelles exigences de rigueur imposées par la Troïka sont à l’origine des blocages.
Les négociations avec les créanciers privés et publics de la Grèce n’ont pas pu être bouclées comme prévu. Les nouvelles exigences de rigueur imposées par la Troïka sont à l’origine des blocages.
Ce week-end devait être le bon : les créanciers privés devaient se résigner à prendre leurs pertes, les responsables politiques grecs devaient s’accorder sur de nouvelles mesures d’austérité et le couple franco-allemand devait annoncer conjointement ces nouvelles avancées devant les téléspectateurs. Il n’en a rien été.
Les nouvelles baisses de salaires exigées par la troïka se heurtent à l’opposition des chefs des trois partis de la coalition gouvernementale (le PS, le parti de droite Nouvelle démocratie et l’extrême droite Laos).
Estimant que les mesures préconisées ne feraient qu’aggraver la récession, Antonis Samaras (Nouvelle démocratie) a estimé qu’il les combattrait “par tous les moyens”. Même constat du côté de George Karatzafaris (Laos), qui ne veut “pas contribuer à l’explosion d’une révolution due à la misère, qui brûlera ensuite l’Europe”.
Faillite
La perspective des élections grecques, qui doivent avoir lieu en mars prochain, ne favorise pas l’adoption de mesures socialement douloureuses. Y renoncer serait toutefois synonyme de faillite pour Athènes, qui a besoin de nouvelles aides pour rembourser 14,5 milliards d’euros d’ici au 20 mars.
Le chaos ambiant a conduit les ministres des Finances des 17 à annuler leur rencontre du 6 février. Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui préside cet organe, a d’ailleurs laissé entendre dans les colonnes du Spiegel qu’une faillite de la Grèce n’était pas exclue.