Les agriculteurs bulgares recevront 100 millions d’euros de subventions de l’État après avoir menacé de manifester
Le gouvernement bulgare accordera 100 millions d’euros de subventions publiques aux agriculteurs locaux qui ont menacé de manifester à nouveau contre les importations de produits agricoles ukrainiens, a annoncé le gouvernement lundi 7 octobre.
Le gouvernement bulgare accordera 100 millions d’euros de subventions publiques aux agriculteurs locaux qui ont menacé de manifester à nouveau contre les importations de produits agricoles ukrainiens, a annoncé le gouvernement lundi 7 octobre.
Le gouvernement intérimaire a rapidement accepté d’augmenter les subventions de l’État pour les agriculteurs afin d’éviter de nouvelles manifestations à la veille des élections anticipées. Les Bulgares se rendront aux urnes le 27 octobre pour la septième fois en trois ans et demi.
« L’incertitude et le manque de confiance dans l’exécutif ramèneraient les agriculteurs dans la rue, ce qui perturberait le dialogue constructif entre l’État et l’industrie », a fait savoir l’Association nationale des producteurs de céréales dans un communiqué antérieur.
Le message de l’association de producteurs a été publié le jour où la campagne pour les élections générales a commencé.
La moitié de la subvention gouvernementale reviendra aux producteurs de céréales et d’oléagineux. Le reste permettra de soutenir les éleveurs, les apiculteurs et les producteurs de fruits et légumes.
À la suite de menaces de manifestations en février 2024, le gouvernement bulgare a promis plus de 160 millions d’euros aux agriculteurs. Ces derniers ont mis en garde contre le risque de faillites massives en raison des importations de produits beaucoup moins chers en provenance d’Ukraine.
Les agriculteurs bulgares ont également annoncé qu’ils protesteraient contre les exigences environnementales de Bruxelles basées sur le Pacte vert pour l’Europe (Green Deal). Ils ont insisté sur le fait que la Bulgarie devrait demander au niveau européen d’assouplir les règles des plans stratégiques pour l’agriculture et le développement rural, que le gouvernement n’a pas réussi à mettre en œuvre.