Les conservateurs allemands, intransigeants face aux activistes climatiques
L’opposition conservatrice allemande réclame des lois plus strictes et des sanctions plus sévères en réponse aux récentes manifestations organisées par les militants pour le climat. La coalition, elle, s'oppose à de nouvelles mesures.
L’opposition conservatrice allemande réclame des lois plus strictes et des sanctions plus sévères en réponse aux récentes manifestations organisées par les militants pour le climat. La coalition, elle, s’oppose à de nouvelles mesures.
Le mouvement pour le climat « Last Generation » a fait la une des journaux en Allemagne ces derniers mois en organisant des formes de protestation radicales, notamment en jetant de la nourriture sur des œuvres d’art ou en barrant des rues.
La controverse a récemment atteint son paroxysme après le décès d’un cycliste qu’une ambulance n’a pas été en mesure d’atteindre car celle-ci était coincée dans un embouteillage formé à l’endroit où se tenait l’un de ces barrages de rues. La médecin urgentiste présente sur place a toutefois estimé par la suite que les manifestants ne l’avaient pas gênée dans son travail.
Néanmoins, à la suite de l’incident, les partis d’opposition conservateurs CDU et CSU ont déposé, lundi (7 novembre), une motion au Parlement allemand intitulée « Des peines plus sévères pour les bloqueurs de route et les émeutiers des musées — protéger les personnes et les biens culturels des protestations radicales ».
Le groupe conservateur demande, entre autres, que le blocage des routes soit qualifié de « coercition grave » et puni d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison, car il empêcherait les pompiers et les véhicules d’urgence de faire leur travail.
Les représentants des trois partis au pouvoir ont toutefois rejeté les demandes de l’opposition.
Il existe déjà des moyens suffisants pour punir ceux qui « dépassent les frontières de la protestation pacifique », a déclaré au Tagesspiegel Bijan Djir-Sarai, secrétaire général du parti libéral FDP. Ce dernier s’inquiète notamment de « la radicalisation continue du mouvement pour le climat ».