Les dirigeants de l’UE espèrent maintenir la Grèce dans la zone euro

Comme à l’accoutumée depuis deux ans, la Grèce s’est invitée dans les débats du Conseil européen informel du 23 mai. Les partenaires d’Athènes ont réaffirmé leur souhait de voir le pays se maintenir dans la zone euro.

EURACTIV.fr

Comme à l’accoutumée depuis deux ans, la Grèce s’est invitée dans les débats du Conseil européen informel du 23 mai. Les partenaires d’Athènes ont réaffirmé leur souhait de voir le pays se maintenir dans la zone euro.

La déclaration a été rédigée à l’issue de la rencontre des dirigeants européens, dans la nuit du 23 au 24 mai. « Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro mais qu’elle tienne ses engagements » indique le texte. 

Cette prise de position claire intervient dans un contexte politique tendu. Après l’échec des négociations pour former un gouvernement, le retour aux urnes des Grecs le 17 juin pourrait voir la victoire de la gauche radicale populiste, qui refuse d’appliquer les plans d’austérité négociés avec l’UE et le FMI en échange d’une aide financière. Le fragile édifice de la zone serait de nouveau menacé. 

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« Je ferai tout ce que je peux faire, dans la position qui est la mienne, pour convaincre les Grecs de choisir de rester dans la zone euro en respectant les engagements qui ont été pris et pour convaincre les Européens qui pourraient en douter de la nécessité de garder la Grèce dans la zone euro », a déclaré François Hollande lors de sa conférence de presse dans la nuit. 

Il a aussi précisé ne disposer « d’aucune information » sur d’éventuels plans de sortie. « Et d’ailleurs je n’en sollicite pas parce que ça laisserait penser que je me préparerais à cette issue », a-t-il précisé. 

Depuis plusieurs semaines, la rumeur d’un groupe de travail à la Commission qui réfléchirait à une sortie de la Grèce de la zone euro circule. 

Le président de la République français a aussi souhaité que des fonds structurels soient « rapidement » redéployés vers la Grèce, pour redonner espoirs aux citoyens.

Renégociation plus tard

De son côté, l’Espagne a annoncé mercredi que le sauvetage de Bankia, la quatrième banque du pays récemment nationalisée, coûterait au moins neuf milliards d’euros. Le premier ministre, Mariano Rajoy a redit que son pays n’avait pas besoin d’aide pour remettre son secteur bancaire sur les rails.

François Hollande s’est déclaré favorable à l’utilisation du pare-feu de la zone euro, le Mécanisme européen de stabilité, pour recapitaliser les banques « en lien avec la Banque centrale européenne », ce qui n’est pour le moment pas autorisé par les traités.