Les économies d’énergie sont une occasion en or pour les pays en développement [FR]

Les consommateurs et les entreprises des pays en développement pourraient économiser environ 600 milliards de dollars par année d’ici 2020 en investissant dans des véhicules, des appareils et des méthodes de production plus efficaces énergétiquement. C’est ce qu’indique une recherche menée par le McKinsey Global Institute.

efficiency_label_04.jpg
efficiency_label_04.jpg

Les consommateurs et les entreprises des pays en développement pourraient économiser environ 600 milliards de dollars par année d’ici 2020 en investissant dans des véhicules, des appareils et des méthodes de production plus efficaces énergétiquement. C’est ce qu’indique une recherche menée par le McKinsey Global Institute.

Les pays en développement pourraient réduire la croissance de leur demande annuelle d’énergie de plus de 50 % au cours des 12 prochaines années en optant pour une série de mesures, notamment en produisant des voitures et des appareils propres, en améliorant l’isolation, en installant des éclairages à faible consommation énergétique et en choisissant des technologies propres pour la production. C’est ce qu’indique le rapport publié le 20 octobre. 

Ces mesures permettraient de réduire la consommation énergétique de 22 % par rapport aux données habituelles, une diminution qui équivaut à la consommation globale de la Chine aujourd’hui, ont indiqué les chercheurs.  

Les pays en développement seront responsables de la plus grande partie de l’augmentation mondiale de la demande en énergie d’ici 2020. Selon l’Agence internationale de l’énergie, leur part devraient d’ailleurs augmenter de 51 à 60 %. 

Mais investir dans des mesures destinées à faire des économies d’énergie permettraient de diminuer la nécessité d’importer des carburants tout en réduisant les dépenses qui découlent de l’installation de nouvelles infrastructures pour l’approvisionnement énergétique, indique le rapport.  

En réalité, le MGI affirme qu’un investissement annuel de 90 milliards de dollars dans la productivité énergétique jusqu’en 2020 entraînerait des économies annuelles qui atteindraient jusqu’à 600 milliards de dollars pour les consommateurs et les entreprises. Sans cet accroissement de l’efficacité, il faudrait dépenser deux fois ce montant pour étendre la capacité d’approvisionnement en vue de répondre à l’augmentation de la demande. 

Le rapport révèle en outre que les pays en développement possèdent un avantage sur les économies plus avancées puisque ceux-ci constitueront la plus grande partie de leurs réserves de capitaux au cours des prochaines années. Selon le rapport, il s’agit donc d’une occasion en or pour réduire la consommation d’énergie ainsi que les émissions de CO2 dans les prochaines décennies. 

Pour exploiter ce potentiel, le rapport du MGI appelle les décideurs à abandonner les mesures de dissuasion politiques telles que les subventions à l’énergie, qui tendent à réduire la productivité énergétique. 

Dans un même ordre d’idées, l’UE a adopté un plan d’action destiné à réduire sa consommation d’énergie de 20 % d’ici 2020. Les économies d’énergie seront réalisées par le biais d’une amélioration des normes en matière d’efficacité énergétique pour les appareils électriques, l’éclairage public et les bâtiments notamment (lire le LinksDossier d’EURACTIV).