Les exportations allemandes vers la Russie chutent de plus de 50 % en 2022
Les exportations allemandes vers la Russie ont diminué de plus de 50 % à l’automne 2022 par rapport à l’année précédente, selon le gouvernement. Les importations, quant à elles, baissent moins radicalement, malgré l'arrêt des livraisons de combustibles fossiles russes.
Les exportations allemandes vers la Russie ont diminué de plus de 50 % à l’automne 2022 par rapport à l’année précédente, selon le gouvernement. Les importations, quant à elles, baissent moins radicalement, malgré l’arrêt des livraisons de combustibles fossiles russes.
Selon une note du gouvernement, les exportations allemandes vers la Russie ont diminué de près de 60 % en octobre 2022 par rapport à octobre 2021. Parallèlement, les importations en provenance de ce pays n’ont diminué que d’environ 49 %, malgré les efforts déployés à grande échelle pour s’affranchir des importations de combustibles fossiles russes.
« Le commerce avec la Russie s’est considérablement affaibli depuis le début de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine », conclut le gouvernement allemand dans une réponse écrite à une question parlementaire, publiée lundi (30 janvier).
Le document précise qu’il n’est « pas possible » de savoir en détail quelle part de la baisse des échanges germano-russes résulte directement de la guerre et quelle part est due aux sanctions imposées depuis par l’UE à Moscou.
Entre-temps, de nouvelles données de sondage publiées par l’institut Ipsos lundi suggèrent que la volonté des Allemands de soutenir l’Ukraine diminue légèrement par rapport à ce qu’elle était au début de la guerre.
Alors qu’une nette majorité des personnes interrogées étaient encore favorables à l’accueil des réfugiés ukrainiens lors du dernier sondage réalisé en décembre, le soutien aux livraisons d’armes à Kiev est tombé à 48 %, contre 55 % en avril 2022.
Parallèlement, 43 % sont désormais d’accord avec l’affirmation selon laquelle « les problèmes de l’Ukraine ne nous regardent pas et nous ne devrions pas nous en mêler. » En avril, cette proportion était de moins d’un tiers.