Les ministres des Affaires étrangères de l’UE se réuniront mardi au sujet d’Israël
Le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a déclaré qu’une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères se tiendrait mardi après-midi à propos de la situation au Moyen-Orient à la suite de l’attaque lancée par le Hamas contre Israël.
Le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a déclaré qu’une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères se tiendrait mardi après-midi (10 octobre) à propos de la situation au Moyen-Orient à la suite de l’attaque lancée par le Hamas palestinien contre Israël.
Cette réunion se tiendra par vidéoconférence, sous la présidence de M. Borrell depuis Mascate, dans le sultanat d’Oman, où il participe actuellement à un conseil conjoint entre l’Union européenne et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) avec certains ministres européens.
L’objectif est d’aborder « la situation en Israël et dans la région à la suite des récents évènements » et « les prochaines étapes », a déclaré Peter Stano, porte-parole de l’UE pour les affaires étrangères.
Cette mesure a été prise après que le groupe islamiste palestinien du Hamas soutenu par l’Iran a lancé un assaut sur plusieurs fronts contre Israël samedi (7 octobre) à l’aube.
Plus de 700 Israéliens ont déjà été tués et au moins 100 ont été enlevés et sont retenus en otage. Cet assaut a ébranlé le pays et suscité la crainte d’une dégradation de la situation dans la région. Selon les autorités palestiniennes, les bombardements de la bande de Gaza menés par Israël en représailles ont fait 493 morts.
Les dirigeants européens ont condamné l’attaque-surprise du Hamas contre Israël et ont souligné le droit du pays à se défendre. La Turquie a déclaré être prête à aider à apaiser les tensions, éventuellement en jouant le rôle de médiateur.
L’UE est l’un des principaux donateurs pour la Palestine et s’est engagée à fournir une aide financière de 1,18 milliard d’euros jusqu’en 2024.
Des fonctionnaires de l’UE examinent actuellement la manière dont l’attaque du Hamas contre Israël « pourrait affecter notre aide au développement actuelle et future », a déclaré Ana Pisonero, porte-parole de la Commission européenne, à des journalistes à Bruxelles.
« Le financement de l’UE soutient la plupart des services essentiels pour la population palestinienne et contribue également au financement direct de l’autorité palestinienne », a-t-elle ajouté.
« Tout ajustement concernant la position de l’UE et sa réaction face à ce qui se passe encore sur le terrain résultera de cette réunion [mardi] sous la forme d’une position commune de l’UE », a ajouté M. Stano.
La Commission européenne insiste sur le fait que cette aide n’a pas servi à financer le Hamas ou tout autre groupe militant.
Dimanche (8 octobre), l’Allemagne a débattu pour déterminer si elle devait mettre fin à son aide aux Palestiniens à la suite de ce qui constitue la plus importante attaque menée contre Israël depuis des années par le Hamas. Le gouvernement a déclaré qu’il passait en revue la manière dont il dépensait les fonds destinés au développement dans la région.
En France, la classe politique a unanimement condamné l’attaque, mais La France Insoumise (LFI) a été accusée de chercher à la relativiser en déclarant dans un communiqué que « l’offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas intervient dans un contexte d’intensification de la politique d’occupation israélienne à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ».
« Rien ne justifie le terrorisme, jamais, Israël a le droit de se défendre et la France rappelle ce droit imprescriptible », a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, sur X samedi (7 octobre), avant d’ajouter ce lundi qu’il n’y avait pas de « mais ».
[Édité par Anne-Sophie Gayet]