Les ministres européens poussés à évoquer les difficultés d’Opel [FR]
La Commission européenne a émis le souhait d’une rencontre des ministres européens du commerce et de l’économie, qui se tiendrait vendredi (29 mai), pour discuter du futur du constructeur automobile Opel et de ses usines en Europe, a déclaré un porte-parole.
La Commission européenne a émis le souhait d’une rencontre des ministres européens du commerce et de l’économie, qui se tiendrait vendredi (29 mai), pour discuter du futur du constructeur automobile Opel et de ses usines en Europe, a déclaré un porte-parole.
Des discussions nocturnes à Berlin entre les autorités allemandes et des officiels de la maison mère d’Opel, General Motors, n’ont débouché sur aucun accord relatif sur le financement d’Etat pour garder Opel à flot, si GM arrivait à la faillite.
Les gouvernements des Etats membres de l’UE qui ont des usines Opel sur leur territoire suivent de près les pourparlers car ils veulent sauvegarder les emplois.
La rencontre est prévue à Bruxelles à 14h00. Les ministres de l’industrie des 27 Etats membres ont été invités, selon un porte-parole du commissaire européen à l’Industrie Günter Verheugen. Aucun détail supplémentaire n’a été donné sur les discussions.
L’exécutif européen a fait appel ce mois ci aux gouvernements nationaux pour maintenir les règles en matière d’aides d’Etat et il a déclaré qu’ils devraient éviter des manœuvres visant à assurer la survie des usines d’Opel sur leur sol au détriment d’autres usines ailleurs.
La joute ayant Opel comme objectif d’au moins deux enchérisseurs rivaux, représente la dernière menace sur les règles européennes de marché après que le président français Nicolas Sarkozy ait offert des aides d’Etat aux constructeurs automobiles français, en retour de promesses non écrites de ne pas fermer d’usines en France (EURACTIV 10/02/09).
Le plan français de 6 milliards a suscité la critique dans d’autres pays de l’Union et a été seulement approuvé par l’UE en février, après que Paris ait donné des garanties que l’accord d’emprunt ne contenait aucun élément protectionniste (EURACTIV 01/03/09).
GM a des usines Opel en Belgique, en Pologne et en Espagne ; Vauxhall au Royaume-Uni et Saab en Suède.
Nous ne pouvons pas entrer dans une situation où tout le monde essaie d’écraser l’autre, dans laquelle nous voyons combien d’argent l’Allemagne est prête à mettre sur la table et combien nous pouvons, a déclaré le ministre-président du gouvernement flamand Kris Peeters cette semaine, soulevant des inquiétudes sur le futur de quelques 2 600 emplois belges à l’usine Opel d’Anvers.
M. Peeters a affirmé que lui et le Premier ministre belge Herman Van Rompuy ont écrit à l’Allemagne et à la Commission européenne en demandant à ce que le futur d’Opel soit réglé au niveau européen.
A la fois le gouvernement national belge et celui de la région flamande seront représentés lors des discussions européennes, ont déclaré des officiels belges.
Entre temps, les ministres européens chargés de la compétitivité sont tombés d’accord pour geler tout nouveau règlement sur l’industrie automobile. Etant donné la situation économique actuelle dans le secteur, la création de charges administratives additionnelles pour l’industrie doit être évitée tant que possible, a déclaré le ministre aujourd’hui dans une déclaration.
De nouvelles mesures législatives doivent être prises avec la plus grande prudence et devraient être précédée par des études d’impact minutieuses respectant les conditions actuelles.
(EURACTIV avec Reuters. Article traduit de l’anglais par EURACTIV)