Les petits Etats de l'UE doivent penser intelligemment

Les petits Etats qui font partie des derniers arrivants dans l'UE ont besoin d'alliés puissants parmi les anciens Etats membres s'ils veulent aller de l'avant, a déclaré à EURACTIV Slovaquie dans un entretien le Dr. Timothy Haughton, chargé d'enseignement sur les affaires russes et d'Europe de l'est à l'Université de Birmingham.

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Les petits Etats qui font partie des derniers arrivants dans l'UE ont besoin d'alliés puissants parmi les anciens Etats membres s'ils veulent aller de l'avant, a déclaré à EURACTIV Slovaquie dans un entretien le Dr. Timothy Haughton, chargé d'enseignement sur les affaires russes et d'Europe de l'est à l'Université de Birmingham.

Les Etats qui réfléchissent un tant soit peu réalisent qu'ils ont besoin d'alliés dans tous les domaines politiques s'ils souhaitent parvenir à quelque chose. Si leurs priorités demandent une somme d'argent considérable, ils doivent parvenir à impliquer un Etat contributeur net, soutient le Dr. Haughton.

S'exprimant depuis Bratislava suite à une conférence sur la prise de décision et l'identification des priorités dans les nouveaux Etats membres, le Dr. Haughton a déclaré qu'il était logique que les nouveaux Etats membres se fassent des alliés dans le bloc des 15 de l'UE.

C’est logique–pas forcément d'avoir un seul allié—mais d’avoir un certain nombre d'alliés différents qui peuvent apporter un secours essentiel.Il est particulièrement bien venu de s’allier à un gros Etat membre, a-t-il dit.

Bien que des pays comme la Pologne poussent en faveur d'initiatives telles que le Partenariat oriental, ils doivent partager le crédit de leur réussite avec leurs alliés plus expérimentés, comme la Suède dans ce cas précis. Toutefois c'est évidemment le résultat qui compte, argue l'universitaire.

En travaillant avec d'autres Etats membres, dans la promotion d'initiatives, vous améliorez votre visibilité au niveau européen et cela aide à vous créer une image d'Etat constructif avec une attitude positive, a conseillé de Dr. Haughton aux nouveaux entrants.

Concernant le fait que certains nouveauxvenus, comme le groupe des "quatre" de Visegrad –la Slovaquie, la République tchèque, la Pologne et la Hongrie- ont été récemment critiqués par le président français Nicolas Sarkozy pour tenir des réunions en amont des sommets de l'UE, le Dr. Haughton a dit que sa réaction était compréhensible, car M. Sarkozy est contre tout ce qui pourrait potentiellement diluer le pouvoir et l'influence de la France.

Il est peut-être inquiet que dans l'hypothèse où ce genre de groupements se réunirait régulièrement, ils parviendraient à créer un bloc solide derrière une initiative particulière, et peut-être qu'il serait alors difficile pour la France de se frayer un chemin, explique l’analyste.

M. Haughton a admis que les décisions sont prises plus lentement dans l'UE élargie que lorsqu'ils étaient 15. Il a affirmé que le traité de Lisbonne avait pour but d'améliorer le fonctionnent de l'UE, mais qu’il était trop tôt pour juger de son efficacité car il n'est entré en vigueur qu'en décembre 2009.