Les villes néerlandaises se heurtent à des difficultés pour abandonner le gaz russe
Les prix élevés du gaz contraignent les conseils municipaux des Pays-Bas à s’efforcer de trouver des solutions de rechange aux approvisionnements russes.
Les prix élevés du gaz contraignent les conseils municipaux des Pays-Bas à s’efforcer de trouver des solutions de rechange aux approvisionnements russes. Ils doivent également respecter le délai fixé par l’UE pour que les gouvernements et les organismes publics mettent fin aux contrats existants avec les entreprises russes.
Compte tenu des prix élevés de l’énergie, les nouveaux contrats gaziers seront probablement plus coûteux. Les demandes d’exemptions de huit conseils municipaux néerlandais sont déjà en cours d’examen, a déclaré à EURACTIV Pieter ten Bruggencate, porte-parole du ministre néerlandais de l’Énergie Rob Jetten.
Environ 120 conseils municipaux néerlandais sont toujours à la recherche d’un fournisseur d’énergie alternatif à Gazprom, selon DutchNews. Ce nombre doit toutefois être confirmé par le gouvernement. Les conseils municipaux doivent procéder à ce changement d’ici le 10 octobre prochain afin de respecter les sanctions de l’UE.
Parmi les conseils municipaux qui s’efforcent de trouver un remplaçant figure celui de La Haye, qui a lancé un appel d’offres à l’échelle européenne aux mois de juin et juillet, sans parvenir à attirer des offres, selon Reuters.
De possibles exemptions aux sanctions
Des exemptions aux sanctions seraient probablement autorisées si aucune entreprise ne répondait à l’appel d’offres ou si le conseil municipal pouvait fournir la preuve qu’il ne peut assumer la charge financière, a expliqué M. Bruggencate.
Toutefois, M. Jetten a déclaré vendredi (26 août) qu’il s’attendait à ce que les conseils respectent la date limite. « C’est le prix à payer pour ne plus remplir les caisses d’un dictateur belliciste », a rapporté DutchNews.
La question s’est posée de savoir si les conseils qui ont fait des appels d’offres avec Gazprom Energy, rebaptisé Securing Energy for Europe (SEFE) et dirigé par SEFE en Allemagne — anciennement Gazprom Germania — pourraient continuer à recourir à leur fournisseur.
Or, compte tenu de la possibilité que l’argent soit acheminé vers Moscou et la guerre qu’elle mène en Ukraine, le gouvernement souhaite que les conseils municipaux trouvent des alternatives.
« Nous savons de source sûre, à la fois par le gouvernement allemand et par SEFE eux-mêmes, qu’ils pensent toujours qu’une partie de l’argent, par le biais de systèmes de propriété complexes, pourrait encore être transférée en Russie », a déclaré M. Bruggencate.