L’Espagne rejette les critiques d'Israël après des manifestations propalestiniennes à Madrid
Après les accusations d’Israël à la suite des manifestations propalestiniennes qui ont eu lieu dimanche 6 octobre à Madrid, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a rappelé que l’Espagne est un pays de tolérance où l’antisémitisme n’a pas sa place.
Après les critiques d’Israël à la suite des manifestations propalestiniennes qui ont eu lieu dimanche 6 octobre à Madrid, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a rappelé que l’Espagne est un pays de tolérance où l’antisémitisme n’a pas sa place.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a publié dimanche 6 octobre une déclaration exprimant son indignation et sa tristesse après les manifestations propalestiniennes organisées à Madrid par le mouvement Masar Badil, entre autres.
Ce mouvement, également connu sous le nom de Mouvement alternatif révolutionnaire palestinien, a été fondé à Madrid, Beyrouth et Sao Paulo en 2021. Or, Israël le considère comme lié à des groupes terroristes tels que le Hamas.
« Il est inacceptable qu’une société démocratique permette l’apologie du terrorisme et la célébration des crimes contre l’humanité perpétrés par le Hamas », peut-on lire dans la déclaration israélienne.
En réponse, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares (PSOE, socialistes et démocrates européens), a défendu l’Espagne en tant que pays de tolérance.
En Espagne, « on jouit de la liberté d’expression et toute forme d’incitation à la haine, y compris l’antisémitisme, est non seulement largement rejetée, mais inscrite dans le Code pénal », a déclaré le ministre à la chaîne publique espagnole RTVE.
José Manuel Albares a également précisé que l’Espagne rejetait « l’attaque terroriste brutale du Hamas » tout en critiquant la réponse militaire d’Israël.
Il a réaffirmé que la position officielle de l’Espagne était de mettre fin à la guerre, la décrivant comme un conflit horrible qui fait des milliers de victimes innocentes, d’abord parmi les Palestiniens de Gaza et maintenant au Liban.
« Nous avons condamné tout cela et nous le condamnons encore une fois », a ajouté le ministre.
Cette querelle diplomatique intervient alors que les relations entre l’Espagne et Israël se sont détériorées après l’annonce par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, en mai dernier, de la reconnaissance par son pays de l’État palestinien (aux côtés de la Norvège et de l’Irlande).