L’Italie, la Slovénie et la Croatie renforcent leur coopération en matière d’immigration

L’Italie, la Slovénie et la Croatie ont décidé de renforcer leur coopération en ce qui concerne l’immigration clandestine à l’issue d’une réunion des ministres de l’Intérieur des trois pays qui s’est tenue jeudi à Trieste, suite à la réintroduction des contrôles frontaliers en octobre.

Euractiv.com
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Les ministres italien, slovène et croate — Matteo Piantedosi, Boštjan Poklukar et Davor Božinović — se sont mis d’accord pour lancer des patrouilles frontalières conjointes, mettre en place des centres d’accueil communs pour les étrangers et tenir des réunions ministérielles tripartites régulières afin d’échanger des informations clés [Shutterstock/Kiro Popov]

L’Italie, la Slovénie et la Croatie ont décidé de renforcer leur coopération en ce qui concerne l’immigration clandestine à l’issue d’une réunion des ministres de l’Intérieur des trois pays qui s’est tenue jeudi (2 novembre) à Trieste, suite à la réintroduction des contrôles frontaliers en octobre.

Les ministres italien, slovène et croate — Matteo Piantedosi, Boštjan Poklukar et Davor Božinović — se sont mis d’accord pour lancer des patrouilles frontalières conjointes, mettre en place des centres d’accueil communs pour les étrangers et tenir des réunions ministérielles tripartites régulières afin d’échanger des informations clés, a rapporté l’agence de presse croate Hina.

Le 21 octobre, la Slovénie a réintroduit des contrôles de police à la frontière avec la Croatie et la Hongrie, bien que les trois pays soient membres de l’espace Schengen, l’espace sans frontières de l’UE.

L’Italie a fait de même le long de sa frontière avec la Slovénie. M. Piantedosi a déclaré que la surveillance des frontières avait été rétablie sur base d’évaluations de la menace terroriste.

« Cela a entraîné des mesures qui n’ont pas été bien accueillies en Croatie, en Slovénie ou en Italie, mais elles étaient nécessaires sur base de nos analyses d’experts, en particulier suite à la guerre en Israël ».

Le ministre croate de l’Intérieur, M. Božinović, a déclaré que la question de la sécurité « est d’un intérêt primordial pour nos citoyens. Notre obligation est de la renforcer par le biais d’une coopération commune, qui n’a pas d’alternative. Aucun pays ne peut y faire face seul ».

Il a souligné que de nombreux migrants abusent du droit d’asile en Croatie pour ensuite se diriger illégalement vers l’Europe de l’Ouest.

La Croatie se trouve sur la « route des Balkans », un itinéraire emprunté par de nombreux migrants du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, qui arrivent en Grèce depuis la Turquie et traversent ensuite les Balkans pour se rendre en Croatie, État membre de l’UE et de l’espace Schengen.

Le pays a signalé un nombre « sans précédent » de migrants traversant son territoire cet été depuis la Bosnie-Herzégovine voisine, avec laquelle il partage une frontière terrestre longue et accidentée, et donc difficile à contrôler.

« Le problème, c’est l’itinéraire, pas la Croatie », a souligné M. Piantedosi.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]