Londres prépare des stocks de médicaments en cas de Brexit sans accord

Face à une possible sortie « dure », sans accord avec ses partenaires européens, de l’UE, le gouvernement britannique se prépare à une pénurie de médicaments. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Ouest-France
med
37 millions de boîtes sont importées chaque mois depuis l'UE. [[Shutterstock]]

Face à une possible sortie de l’UE sans accord, le gouvernement britannique se prépare à une pénurie de médicaments. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

À sept mois du Brexit, les diabétiques britanniques se demandent si leur pharmacie pourra encore leur fournir de l’insuline dans quelques mois. « Nous n’en fabriquons pas au Royaume-Uni, nous en importons chaque goutte, s’inquiète Sir Michael Rawlins, responsable de l’agence de régulation des médicaments et produits de santé, dans le Pharmaceutical Journal. 3,5 millions de personnes en dépendent, dont la Première ministre Theresa May. »

Les diabétiques ne sont pas les seuls à s’inquiéter. Chaque mois, le Royaume-Uni importe 37 millions de boîtes de médicaments depuis l’Union européenne et y exporte 45 millions. Selon la BBC, 60 % des produits nécessaires aux scanners et aux traitements de cancers proviennent aussi du continent.

Limiter les surcoûts

« Nous avons un plan solide pour protéger la sécurité des patients », a tenté de rassurer le ministre de la Santé, Matt Hancock, la semaine dernière. Les autorités prévoient de stocker l’équivalent de six semaines de traitements, au cas où le Royaume-Uni quitterait l’UE sans accord.

Ce stockage entraînera un surcoût de 2,2 milliards d’euros pour les autorités, affirme l’organisation anti-Brexit Best for Britain. Avant le référendum de 2016, les partisans du Brexit avaient pourtant promis aux électeurs qu’une « sortie » permettrait d’injecter davantage d’argent dans le système de santé publique britannique…

Pour limiter les surcoûts, le gouvernement compte toutefois s’appuyer sur les groupes pharmaceutiques. Selon le Wall Street Journal, le Français Sanofi a déjà pris ses précautions en augmentant ses réserves de médicaments outre-Manche, depuis un an.

>> Lire sur Ouest-France